La Réconciliation (ou la Confession)

Sacrement de la Réconciliation

"Confession", "Sacrement de la Pénitence et de la Réconciliation", "Sacrement de la Réconciliation"... ce sacrement porte plusieurs noms, mais tout cela recouvre une seule et même réalité : un rendez-vous avec Dieu, accompagné par le prêtre, pour faire le point sur sa vie et demander pardon pour ses péchés...

 

La Confession : Accueil de la tendresse de Dieu

"Ceux qui s'approchent du sacrement de Pénitence y reçoivent de la miséricorde de Dieu le pardon de l'offense qu'ils ont faite et du même coup sont réconciliés avec l'Église que leur péché a blessée et qui, par la charité, l'exemple, les 

prières, travaille à leur conversion." (Concile Vatican II, Lumen Gentium, Ch. 2)

La Confession n'est pas toujours facile. Beaucoup hésitent à faire le premier pas. Ils restent au seuil de leur âme sans jamais entrer au plus profond d'eux-mêmes, là où Dieu les attend... Jésus appelle à la conversion (Mc 1,15), et cet appel continue à retentir dans la vie des chrétiens. Cet effort de conversion est à la fois oeuvre humaine et mouvement du "coeur contrit" attiré et mû par la grâce à répondre à l'amour miséricordieux de Dieu qui nous a aimés le premier.

Le mouvement de la conversion et de la pénitence a été merveilleusement décrit par Jésus dans la parabole du "Fils prodigue" dont le centre est "le Père miséricordieux". Seul le Coeur du Christ, qui connaît les profondeurs de l'amour de son Père, a pu nous révéler l'abîme de sa miséricorde.

11 Jésus dit encore : « Un homme avait deux fils. 12 Le plus jeune dit à son père : “Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.” Et le père leur partagea ses biens. 13 Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre. 14 Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. 15 Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs. 16 Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien. 17 Alors il rentra en lui-même et se dit : “Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! 18 Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. 19 Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.”
20 Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. 21 Le fils lui dit : “Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.” 22 Mais le père dit à ses serviteurs : “Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds, 23 allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, 24 car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.” Et ils commencèrent à festoyer. 
25 Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. 26 Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait. 27 Celui-ci répondit : “Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.” 28 Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit le supplier. 29 Mais il répliqua à son père : “Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. 30 Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !” 31 Le père répondit : “Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. 32 Il fallait festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé !” »

 

"Quand t'es-tu confessé pour la dernière fois ? Ne perds pas une journée de plus, vas-y." Pape FrançoisLe péché est avant tout offense à Dieu, rupture de communion avec Lui. Il porte en même temps atteinte à la communion avec l'Église et à nos bonnes relations avec les autres. Par le Baptême, qui nous avait purifiés de tout péchés, nous étions en effet "consacrés" pour être une demeure de l'Esprit Saint, appelés à vivre dans la sainteté.
 
Le péché ternit ou brise en nous cette ressemblance avec Dieu. Le sacrement de pénitence et de réconciliation apporte à la fois le pardon de Dieu et la réconciliation avec l'Église.
 
Notre coeur garde la profonde nostalgie de la paix de Dieu et de la douceur de sa maison. Il faut que nous disions avec courage et confiance, comme le fils prodigue : "Je vais retourner chez mon Père et je lui dirai : 'Père, j'ai péché contre le Ciel et contre toi.'"
 
Se confesser, ce n'est pas informer Dieu, lui qui connaît mieux que nous notre coeur, c'est avant tout savoir reconnaître avec franchise nos péchés.
 
Le Christ a voulu que son Église soit le signe et l'instrument du pardon et de la réconciliation, qui renouvellent la joie et la confiance. Par le ministère du prêtre, les péchés sont pardonnés au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit.
 

Comment vivre le Sacrement de la Pénitence et de la Réconciliation dans notre paroisse ?

L'Église demande que chaque chrétien se confesse au moins une fois par an. C'est un minimum, et on ne peut espérer progresser dans la vie spirituelle sans vivre régulièrement ce sacrement. En effet, refuser de se confesser, ou ne pas prendre les moyens concrets de le faire, c'est se mettre dans le situation d'un homme qui se noie et qui refuse la bouée qui lui est jetée pour le sauver...

La forme ordinaire et normale du Sacrement de la Pénitence et de la Réconciliation est la rencontre personnelle et individuelle avec le prêtre, précédée ou non d'un temps de préparation communautaire. Le recours à l'absolution collective ne peut être qu'exceptionnel, et il ne remplace pas la nécessaire rencontre avec un prêtre, au moins une fois par an.

     

    Le père Journault se tient à la disposition des fidèles pour célébrer avec eux ce sacrement tout au long de l'année :

    • se présenter à lui après les messes qu'il célèbre en semaine.
    • prendre rendez-vous avec lui : on prend bien rendez-vous avec son médecin pour soigner son corps ou faire un "check-up"... pourquoi ne pas prendre rendez-vous avec son curé pour soigner son âme ou faire un "check-up spirituel" ?

    Les chrétiens ont souvent l'habitude de se confesser avant les grandes fêtes...

    • Avant Noël, nous avons maintenant l'habitude de vivre une veillée d'adoration et de réconciliation.
    • Avant Pâques, nous sommes invités à nous rendre à la Journée du Pardon, qui se tient dans une église de Laval.