Renaissance

Malgré son apparente banalisation, la séparation reste très difficile à surmonter individuellement, aussi un mouvement comme Renaissance propose des lieux d’accueil, d’écoute et d’accompagnement où toute souffrance et toute difficulté peuvent être exprimées, en particulier la révolte des femmes déstructurées par un échec vital. C’est un lieu privilégié pour une première étape de deuil. Après reconstruction, cicatrisation, sinon guérison, chaque femme continue sa vie de la manière qui lui convient le mieux, elle peut alors avoir et réaliser des projets.
 
Renaissance est un lieu de passage. L’accueil inconditionnel, l’amitié que nous offrons aident les femmes à passer du repli sur soi à une ouverture à d’autres relations, à découvrir que renaître, c’est possible. Cette étape est souvent indispensable pour découvrir ou redécouvrir Dieu qui se révèle alors comme un Père plein de tendresse.
 
Né en 1954, à Grenoble, le mouvement s’est structuré et officiellement reconnu d'Église en 1970. Cinq ans plus tard, il devient association Loi 1901 et prend le nom de Renaissance en 1979. L’équipe nationale (conseil d’administration) est constituée d’un aumônier, d’une présidente, une trésorière, une secrétaire et plusieurs membres élus. L’assemblée générale rassemble la plupart des responsables locales tous les ans. Chaque région apostolique où il existe au moins une équipe a une responsable régionale qui organise une rencontre régionale par an, quand ce n’est pas l’année du congrès(en général tous les 4 ans).
 
En Mayenne, le groupe actuel « équipe de Laval », s’est mis en place en 1994 ; il est composé de 5 à 10 personnes selon les moments puisque c’est un mouvement de passage. En fonction des disponibilités de ses membres, l’équipe se réunit en général tous les 4 à 6 semaines, le plus souvent le samedi après-midi, à la Miséricorde, rue de Paradis, à Laval. Nous partageons notre vécu « c’est un lieu où on peut décharger son fardeau sans être jugée », «j’ai besoin de le dire», « ça vide le cerveau et les problèmes des autres supplantent les siens ». S’écouter les unes les autres est très enrichissant et de plus « on se sent utile, ça nous revalorise ». On aborde parfois des thèmes, des sujets d’actualité, des extraits de notre revue Partage. Il se dégage « un courant d’amitié qui nourrit, on repense à ce qui a été dit, c’est un soulagement pour la solitude ». Un temps de prière où nous « portons » les absentes conclut la rencontre avant le partage d’un verre, d’un gâteau pour un anniversaire, une fête, un temps de convivialité.
 
CONTACT : Georgette Rossignol - 48 rue Jean-Baptiste Robin 53940 Ahuillé - 02.43.68.95.56