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Mis à jour : il y a 2 heures 26 min

Jérusalem: le Pape renouvelle son appel à la sagesse et à la prudence

dim, 10/12/2017 - 14:18
(RV) La décision américaine de reconnaître unilatéralement Jérusalem comme capitale de l’Etat d’Israël a soulevé un vent de colère au Proche et Moyen-Orient. Dans ce contexte « particulièrement grave », le Saint-Père lance « un appel à la sagesse et la prudence » et élève ses prières afin que les responsables des nations « s’engagent à conjurer une nouvelle spirale de violence, en répondant, en paroles et en actes, aux désirs de paix de justice et de sécurité des populations ». Il se dit sensible aux préoccupations pour la paix exprimées par la Ligue arabe ou l’Organisation pour la Coopération islamique. Dans le communiqué publié ce dimanche 10 décembre par le Bureau de presse du Saint-Siège, François rappelle également «le caractère singulier » de la Ville sainte et « le respect essentiel du status quo » à Jérusalem. Il réitère sa conviction propre que seule une solution négociée entre Israéliens et Palestiniens pourra porter une paix stable et durable, et garantir la coexistence pacifique de deux Etats, à l’intérieur de frontières internationalement reconnues. Mercredi 6 décembre, avant l’annonce du président américain concernant la reconnaissant, par les Etats-Unis, de Jérusalem comme capitale de l’État d’Israël, le Pape adressait déjà un appel lors de l’audience générale « afin que tous s’engagent à respecter le status quo de la ville, en conformité avec les résolutions pertinentes des Nations Unies ». Tensions sur le terrain En signe de protestation à la décision américaine, trois journées de la colère ont eu lieu dans les territoires palestiniens. Ces derniers jours, des affrontements avec des soldats israéliens, ainsi que des frappes israéliennes sur Gaza en représailles à de tirs de roquettes, ont fait plus de 1200 blessés selon le ministère palestinien de la Santé. A Gaza, au moins quatre personnes ont été tuées. Ce dimanche, le Fatah appelle à poursuivre les manifestations. Le président de l’Autorité palestinienne refuse de recevoir le vice-président américain Mike Pence lors de sa prochaine visite au Proche-Orient. Le patriarche copte orthodoxe, Tawadros II, et le grand imam d’Al-Azhar, le cheikh Ahmed Mohamed el-Tayeb, ont pris la même décision. Réunis au Caire, les ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe appellent les Etats-Unis à revenir sur leur décision, tandis que la Turquie a convoqué un sommet de l'Organisation de la coopération islamique ce mercredi à Istanbul. Ci-dessous, le communiqué du Saint-Siège dans son intégralité : "Le Saint-Siège suit avec grande attention les développements de la situation au Moyen-Orient, spécialement à Jérusalem, ville sacrée pour les chrétiens, les juifs et les musulmans du monde entier. Tout en exprimant sa douleur suite aux récents affrontements qui ont fait des victimes ces derniers jours, le Saint-Père renouvelle son appel à la sagesse et la prudence de tous et élève ses prières avec ferveur afin que les responsables des nations, en ce moment particulièrement grave, s’engagent à conjurer une nouvelle spirale de violence, en répondant, en paroles et en actes, aux désirs de paix de justice et de sécurité des populations de cette terre martyrisée. Les inquiétudes pour les perspectives de paix dans la région font l’objet, ces jours-ci, de diverses initiatives, parmi lesquelles, les réunions convoquées en urgence par la Ligue Arabe et l’Organisation pour la Coopération islamique. Le Saint-Siège est sensible à de telles préoccupations, et rappelant les paroles pressantes du Pape François, réaffirme sa position sur le caractère singulier de la Ville sainte et l’essentiel du respect du status quo, en conformité  avec les délibérations de la communauté internationale et les demandes répétées des chefs des Eglises et des communautés chrétiennes de Terre Sainte. Dans le même temps, il réitère sa conviction propre que seule une solution négociée entre Israéliens et Palestiniens pourra porter une paix stable et durable, et garantir la coexistence pacifique de deux Etats, à l’intérieur de frontières internationalement reconnues." (MD)     (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...

Le Pape apporte son soutien au Sommet sur le climat de Paris

dim, 10/12/2017 - 13:44
(RV) Ce dimanche 10 décembre, le Pape a apporté son soutien, à l’issue de la prière de l’ Angélus , au Sommet sur le climat qui s’ouvrira ce mardi 12 décembre dans la capitale française. Ce sommet baptisé « One Planet Summit » visera à « renouveler l’engagement pris » il y a deux ans avec l’Accord de Paris, a expliqué le Pape aux fidèles réunis place Saint-Pierre, afin de le « mettre à jour et de consolider une stratégie partagée pour combattre le phénomène préoccupant qu’est le changement climatique ». Sur l’île Seguin, près de Paris, quelque 4 000 participants et 800 organisations et acteurs publics et privés sont attendus par la France, les Nations unies et la Banque mondiale, organisateurs de ce sommet consacré au financement des politiques climatiques. Le Pape espère que cette rencontre, ainsi que toutes les autres initiatives allant dans la même direction, « favorisent une claire prise de conscience sur la nécessité d’adopter des décisions réellement efficaces pour lutter contre le changement climatique et, dans le même temps, combattre contre la pauvreté et promouvoir le développement humain intégral ». A l'issue de son appel, le Pape a exprimé sa proximité aux populations indiennes touchées par le cyclone Okhi, et en particulier aux familles des très nombreux pêcheurs portés disparus, ainsi qu'à la population d'Albanie, durement éprouvée par de graves innondations.  (MD) (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...

Le Pape François renouvelle son appel pour un monde sans armes nucléaires

dim, 10/12/2017 - 13:37
(RV) C'est ce dimanche 10 décembre que le Prix Nobel de la Paix, décerné cette année à la Campagne internationale pour l'abolition des armes nucléaires, est remis à son récipiendiaire. Une occasion dont a profité le Pape, pour renouveler, lors de l'Angélus, Place St Pierre, son appel en faveur d'un désarmement nucléaire global. La remise du prix Nobel coïncide avec la Journée des Nations unies pour les droits de l'Homme, a fait remarquer le Pape devant les fidèles réunis sous les fenêtres du Palais apostolique pour l'Angélus dominical ; « cela souligne le lien fort entre les droits humains et le désarmement nucléaire. En effet, s'engager pour la protection de la dignité de toutes les personnes, en particulier, des plus faibles et défavorisées,  signifie travailler avec détermination pour construire un monde sans armes nucléaires ».  « Que Dieu nous donne la capacité de collaborer afin de construire notre maison commune : nous avons la liberté, l'intelligence et la capacité de guider la technologie, de limiter notre pouvoir, au service de la paix et du vrai progrès », a-t-il conclu, citant sa lettre encyclique Laudato Si' (78, 112, 202) (MA) (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...

Angélus : L'Avent, un temps pour "combler les vides de notre vie"

dim, 10/12/2017 - 13:33
(RV) L’Avent est un temps pour « reconnaitre les vides à combler dans notre vie », et « aplanir les aspérités de l’orgueil », pour faire de la place à Jésus qui vient. Le Pape l’a affirmé ce dimanche 10 décembre, lors de l’Angélus, Place Saint-Pierre. Le Pape s’est longuement appuyé sur la première lecture, proposée par la liturgie en ce deuxième dimanche de l’Avent, tirée du Livre de la Consolation (Is 40, 1-5.9-11) où le prophète Isaïe annonce au peuple d’Israël la fin de son exil à Babylone et son retour à Jérusalem. « Préparez le chemin du Seigneur (…) Tracez droit une route pour notre Dieu. Que tout ravin soit comblé », s’écrie le Prophète. Ces ravins symbolisent, pour le Pape, les « vides de notre comportement devant Dieu, tous nos péchés d’omission », comme nos absences de prières, ou encore nos manques de charité envers ceux qui ont besoin d’aide matérielle ou spirituelle. Ainsi, l’Avent est un « temps favorable pour prier avec plus d’intensité », pour « réserver à notre vie spirituelle l’espace important qui lui est due », suggère le Pape. Nous sommes également appelés en ce temps liturgique à « être plus attentifs aux nécessités des autres, leur être plus proches », « ouvrir des chemins d’espérance dans le cœur aride de tant de personnes », à l’instar de St Jean-Baptiste. « Que toute montagne et toute colline soit abaissée », exhorte encore le prophète Isaïe. Ces montagnes et collines qui doivent être abaissées, « ce sont l’orgueil, la hauteur, la supériorité », explique le Saint-Père, qui encourage plutôt des « attitudes de douceur et de d’humilité » pour préparer la venue du Seigneur. «Il nous est également demandé d’éliminer tous les obstacles que nous mettons à notre union avec le Seigneur », a encore déclaré François, prenant de nouveau appui sur les paroles d’Isaïe : « que les escarpements se changent en plaine, et les sommets, en large vallée ! » « Quand nous attendons chez nous la visite d’une personne chère, nous préparons tout avec bonheur et attention », fait remarquer François, pour qui il doit en être de même pour la venue de Jésus ; nous devons nous y préparer avec « zèle » et dans la joie, « afin d’être comblés par sa grâce quand il viendra ». Dans l'Evangile, Jean-Baptiste réalise la figure annoncée par Isaïe, celle de la «voix qui crie dans le désert». Le désert, où vit le prophète, nous rappelle « le climat de conversion et de pénitence qui permet de se préparer à la rencontre avec le Seigneur ». Jean déclare « Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau ; lui vous baptisera dans l’Esprit Saint » (Mc 1, 8). « Le Sauveur que nous attendons est capable de transformer notre vie avec la force de l'Esprit Saint , a conclu le Pape, avec la force de son amour. L'Esprit Saint, en effet, répand dans nos coeurs l'amour de Dieu, source inépuisable de purification, de vie nouvelle et de liberté ». (MA) (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...

Le combat du Pape François contre la corruption

sam, 09/12/2017 - 17:23
(RV) Par Cyprien Viet «La corruption doit être combattue avec force. C’est un mal basé sur l’idolâtrie de l’argent qui blesse la dignité humaine.»  C’est le tweet publié par le Pape François ce samedi 9 décembre, en la Journée Internationale contre la corruption, organisée par les Nations Unies. Depuis le début de son pontificat, tout comme durant son épiscopat à Buenos Aires, le Pape François n’a cessé de s’élever contre toute forme de corruption. L’une des interventions les plus fortes du Pape François remonte au 21 mars 2015 : ce jour-là, en visite dans le quartier de Scampia, à Naples, le Pape argentin avait lancé qu’un chrétien «pue» s’il laisse entrer en lui la corruption. «La corruption pue» , le Pape l’a martelé à de nombreuses reprises. Elle est même «une forme de blasphème» , elle est «l’arme et le langage le plus commun des mafias» , elle est «un processus de mort» , écrivait François il y a quelques mois dans la préface d’un livre du cardinal Peter Turkson, un livre intitulé justement, Corruption . Le 21 septembre dernier, le Pape recevait la Commission parlementaire italienne antimafia. François avait alors lancé que la corruption «a une nature contagieuse et parasitaire» , parce qu’elle «ne se nourrit pas de ce qui se produit de bien, mais de ce qui soustrait et vole» . Le Pape avait mis en garde contre la «banalisation du mal» , en observant que «la corruption trouve toujours une façon de se justifier elle-même, en se présentant comme la condition normale de celui qui est fourbe et cherche une voie facile pour atteindre ses propres objectifs» . Et François est particulièrement attentif aux mauvaises influences qui peuvent corrompre la jeunesse. Dans son message pour les 300 ans des apparitions de la Vierge d’Aparecida, au Brésil, le Pape avait invité la jeunesse brésilienne à «ne pas avoir peur de combattre la corruption» , à «ne pas se laisser séduire par elle» . Il invitait au contraire les jeunes à être «protagonistes d’une culture» infusée par l’Évangile, pour le bien de la société. (CV) (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...

Le Pape rend hommage à Mère Cabrini, la "Mère des émigrés"

sam, 09/12/2017 - 14:03
(RV) Par Cyprien Viet Le Pape François a reçu ce samedi midi les missionnaires du Sacré-Cœur de Jésus, à l’occasion du centenaire du décès de la fondatrice de cette congrégation, sainte Françoise Xavière Cabrini, une religieuse italienne qui vint en aide aux migrants débarqués aux États-Unis à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. Canonisée dès 1946 par Pie XII, cette sainte est surnommée «la Mère des émigrés» . Le Saint-Père a donc profité de l’évocation de sa mémoire pour encourager les religieuses qui s’investissent dans l’aide aux personnes migrantes. François a rendu hommage à une «vraie missionnaire» , qui rêvait de se rendre en Chine, à l’image de saint François-Xavier dont elle avait pris le nom. Mais Léon XIII lui avait demandé de ne pas se diriger vers l’Orient, mais vers l’Occident : une mission inattendue qui allait la mener à traverser 24 fois l’Océan atlantique pour se rendre dans plusieurs pays d’Amérique du nord et du sud, jusqu’en Argentine, comme l’a rappelé le premier Pape latino-américain. Sainte Cabrini n’est pas allée là où elle voulait aller, mais «là où Dieu avait préparé pour elle la route, la route du service ou de la sainteté» . Pour François, il s’agit ici de «l’exemple d’une vraie vocation : s’oublier soi-même pour s’abandonner pleinement à l’amour de Dieu» . Le Pape a rappelé qu’aujourd’hui de «nouveaux visages d’hommes, de femmes et d’enfants, marqués par de nombreuses formes de pauvreté et de violence, sont de nouveau devant nos yeux et attendent de trouver sur leur route des mains tendues et des cœurs accueillants comme ceux de Mère Cabrini» . Aujourd’hui comme il y a 100 ans, les migrants ont avant tout besoin «d’amour, d’amitié, de proximité humaine» et d’être «écoutés, regardés dans les yeux, accompagnés ; ils ont besoin de Dieu, rencontré dans l’amour gratuit d’une femme qui, avec le cœur consacré, est pour toi une sœur et une mère» . François a donc invité les Missionnaires du Sacré-Cœur de Jésus à marcher sur les pas de leur fondatrice, en étant capables de «lire les signes des temps à la lumière de la Parole de Dieu» .  (CV) (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...

Immaculée Conception: le Pape François adresse sa prière à Marie

ven, 08/12/2017 - 17:42
(RV) Comme c'est la tradition chaque 8 décembre, pour la fête de l'Immaculée Conception, le Pape François s'est rendu ce vendredi après-midi sur la Place d'Espagne, au centre de Rome, pour une prière à Marie au pied de la Colonne de l'Immaculée. Le Saint-Père a prononcé une prière à Marie, lui demandant de présenter au Seigneur les intentions et préoccupations des habitants de la ville de Rome. Parmi les fidèles rassemblés figuraient de nombreuses personnes âgées ou handicapées en fauteuil roulant prises en charge par l'Unitalsi, l'organisation italienne des pèlerinages. François a salué une à une toutes ces personnes en fauteuil, dans un climat de grande émotion. Parmi les personnalités présentes figuraient notamment la maire de Rome, Virginia Raggi, ainsi que le préfet de la Congrégation pour l'Évangélisation des Peuples, le cardinal Fernando Filoni, dont le dicastère se situe juste en face de cette colonne de la Vierge. Après cet acte de vénération, le Pape s'est déplacé à pieds vers l'église Sant'Andrea delle Fratte, lieu d'une apparition de la Vierge en 1842. Plus tôt dans l'après-midi, le Saint-Père s'était rendu à la basilique Sainte-Marie-Majeure, pour déposer un bouquet devant l'icône de Marie Salus Populi Romani . Voici une traduction intégrale de la prière du Pape sur la place d'Espagne: «Mère Immaculée, Pour la cinquième fois je viens à tes pieds comme évêque de Rome, pour te rendre hommage au nom de tous les habitants de cette ville. Nous voulons te remercier pour la constante attention avec laquelle tu accompagnes notre chemin, le chemin des familles, des paroisses, des communautés religieuses ; le chemin de tous ceux qui chaque jour, parfois avec fatigue, traversent Rome pour aller au travail ; des malades, des personnes âgées, de tous les pauvres, de tant de personnes immigrées ici, de leurs terres de guerre et de faim. Merci parce que, dès que nous t’adressons une pensée ou un regard, ou un Ave Maria fugace, nous sentons toujours ta présence maternelle, tendre et forte. Ô Mère, aide cette ville à développer les « anticorps » contre certains virus de nos temps : l’indifférence, qui dit « cela ne me regarde pas » ; le manque d’esprit civique qui méprise le bien commun ; la peur de celui qui est différent et étranger ; le conformisme travesti par la transgression ; l’hypocrisie d’accuser les autres, pendant qu’ils font les mêmes choses ; la résignation à la dégradation environnementale et éthique ; l’exploitation de tellement d’hommes et femmes. Aide-nous à rejeter ces virus avec les anticorps qui viennent de l’Évangile. Fais que nous prenions la bonne habitude de lire chaque jour un passage de l’Évangile, et, sur ton exemple, de cultiver la Parole dans le cœur, afin que, comme une bonne semence, elle porte du fruit dans notre vie. Vierge immaculée, il y a 175 ans, à peu de distance d’ici, dans l’église de Sant’Andrea delle Fratte, tu as touché le cœur d’Alphonse Ratisbonne, qui jusqu’alors athée et ennemi de l’Église, est devenu chrétienne. Tu t’es montrée à lui comme une Mère de grâce et de miséricorde. Accorde-nous aussi, spécialement dans l’épreuve et dans la tentation, de fixer le regard sur tes mains ouvertes, qui laissent descendre sur la terre les grâces du Seigneur, et de nous dépouiller de toute arrogance honteuse, pour nous reconnaître comme nous sommes vraiment : petits et pauvres pécheurs, mais toujours tes enfants. Et ainsi de mettre la main dans la tienne pour nous laisser reconduire à Jésus, notre frère et sauveur, et au Père céleste, qui ne se fatigue jamais de nous attendre et de nous pardonner quand nous retournons à Lui. Merci, ô Mère, parce que tu nous écoutes toujours ! Béni l’Église qui est à Rome, bénis cette ville et le monde entier. Amen.»       (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...

Angélus de l'Immaculée Conception: le Pape médite sur la jeunesse de Marie

ven, 08/12/2017 - 14:18
(RV) Par Cyprien Viet En ce 8 décembre, fête de l’Immaculée Conception qui est une fête religieuse majeure et un jour férié très important en Italie, le Pape François a prononcé sa traditionnelle bénédiction de l’Angélus, depuis la fenêtre du Palais apostolique. Le Pape a délivré une méditation sur la beauté de Marie et sur sa jeunesse, due au fait qu’elle n’a pas été corrompue par le péché. Le compte rendu de Cyprien Viet «Que veut dire "pleine de grâce" ?   Cela veut dire que Marie est pleine de la présence de Dieu. Et si elle est entièrement habitée par Dieu, il n’y a pas de place en elle pour le péché.» Rappelant le fait que chacun de nous a des «côtés obscurs» , même les plus grands saints, François a relevé que Marie est l’unique «oasis toujours verte» de l’humanité, «créée immaculée pour accueillir pleinement, avec son "oui", Dieu qui venait dans le monde et commencer ainsi une histoire nouvelle» . «Quand nous la reconnaissons "pleine de grâce", nous lui faisons le compliment le plus grand, le même que Dieu lui a fait» . François a remarqué que c’est un beau compliment à faire à une femme, de lui dire gentiment qu’elle semble jeune. Quand nous qualifions Marie de «pleine de grâce» , cela revient à la reconnaître jeune, «plus jeune que le péché» , «la plus jeune du genre humain» , a expliqué le Pape François en utilisant des expressions utilisées par l’écrivain français Georges Bernanos dans le Journal d’un curé de campagne . Marie n’avait pourtant pas une vie spectaculaire, elle venait d’une humble famille, et d’un petit village presque inconnu. «Elle n’était pas célèbre : quand l’ange l’a visitée, personne ne l’a su, ce jour-là, il n’y avait aucun reporter sur place» . Et pourtant, sa vie fut belle, car Marie avait l’habitude de dialoguer avec Dieu. «La Parole de Dieu était son secret» , elle avait «le cœur dirigé vers Dieu» . Le Pape a donc invité les fidèles à lui demander de nous aider à rester jeunes, en disant «non au péché, et à vivre une vie belle, en disant oui à Dieu» . Au terme de sa méditation, le Pape a rappelé qu’il se rendrait comme chaque année place d’Espagne cet après-midi pour «renouveler la traditionnel acte d’hommage et de prière au pied du monument de l’Immaculée» .  (CV) (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...

Inauguration de la crèche et du sapin de la Place Saint-Pierre, «signes de la compassion du Père céleste»

jeu, 07/12/2017 - 18:38
(RV) Quelques heures avant l’inauguration sur la Place Saint-Pierre de la crèche et du sapin de Noël, qui a eu lieu en fin d’après-midi ce jeudi 7 décembre, le Pape François a reçu ce matin les donateurs. Cette année, la crèche est offerte par l'abbaye de Montervergine, dans la banlieue de Naples et elle est composée d'une vingtaine de figurants représentant les traditions napolitaines. Le sapin vient, lui, de Pologne. Il s’agit d’un arbre de 28 mètres de haut qui provient de l'archidiocèse de Elk, au nord-est du pays. «Chaque année, la crèche et l’arbre de Noël nous parlent avec leur langage symbolique» et sont «les signes de la compassion du Père céleste, de sa participation et de sa proximité pour l’humanité» , a expliqué le Saint-Père. «Dans la simplicité de la crèche nous rencontrons et contemplons la tendresse de Dieu, manifestée dans celle de l’Enfant-Jésus» . «La crèche est le lieu où nous contemplons Dieu qui, en assumant sur lui les misères de l’homme, nous invite à en faire autant, à travers des actions de miséricorde» . L’arbre est lui le signe de la foi du peuple polonais, qui aussi avec ce don «a voulu exprimer sa propre fidélité au Siège de Pierre» . François a aussi remercié les enfants qui ont préparé les décorations de Noël, des enfants qui proviennent des zones frappées par les séismes de 2016, ou sont hospitalisés dans des services de cancérologie. «À travers vos travaux, vous avez transmis vos rêves et vos désirs à élever au ciel et à faire connaître à Jésus, qui se fait enfant comme vous, pour vous dire qu’il vous aime, a expliqué François. Merci pour votre témoignage, pour avoir rendu plus beaux ces signes de Noël, que les pèlerins et les visiteurs provenant du monde entier pourront admirer.» L'arbre et la crèche resteront allumés jusqu'au dimanche 7 janvier 2018, jour de la commémoration du baptême du Seigneur, qui clôt le temps liturgique de Noël.  (CV)     (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...

Le Pape reçoit le président du Conseil des ministres de Bosnie-Herzégovine

jeu, 07/12/2017 - 18:17
(RV) Ce matin, le Pape François a reçu en audience au Palais apostolique le président du Conseil des ministres de Bosnie-Herzégovine, Denis Zvizdic, qui s'est ensuite entretenu avec le cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'État du Saint-Siège, accompagné par Mgr Antoine Camilleri, sous-secrétaire pour les Rapports avec les États. Au cours de ces entretiens cordiaux, les deux parties ont exprimé leur satisfaction pour les bonnes relations bilatérales et ont évoqué les thèmes d'intérêt commun, relatifs au contexte international et régional, et en particulier sur le parcours d'intégration de ce pays dans l'Union européenne, et sur les défis qu'il doit affronter, notamment ceux concernant le développement économique. Dans la suite de la conversation a été mis l'accent sur la situation de la communauté catholique dans le pays. Enfin, les deux parties ont exprimé le souhait que puisse être consolidé le climat de coexistence pacifique entre toutes les composantes de la société. Le Pape François avait effectué une visite apostolique à Sarajevo en juin 2015.   (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...

Le Pape reçoit une délégation œcuménique de Taïwan

jeu, 07/12/2017 - 14:04
(RV) Le Pape François a reçu ce jeudi matin les membres du Conseil National des Églises de Taïwan. Évoquant son récent voyage en Birmanie et au Bangladesh, le Pape a rappelé qu’il y a «de nombreux domaines dans lesquels nous sommes appelés à œuvrer ensemble pour promouvoir la dignité de chaque être humain». Le Pape François a rappelé que «l’amour de Dieu à incarner concrètement dans la vie» est la «voie maîtresse» pour chaque chrétien, celle de la «responsabilité» de témoigner devant le monde «de l’espérance qui est en nous» . Il a donc insisté sur la nécessité de «renforcer les relations entre les confessions chrétiennes» et d’annoncer Jésus «aussi à travers des œuvres de charité» , et surtout avec «des projets de formation adressés aux jeunes» , d’une façon particulière à travers l’éducation au dialogue, pour créer une société plus juste. Le Pape a ajouté que «l’Église, depuis la création du Conseil National des Églises de Taïwan, en 1991, est engagée à promouvoir une meilleure unité parmi les croyants dans le Seigneur» , et à renforcer «les relations entre les confessions chrétiennes» . En conclusion de la rencontre, avant d’inviter les participants à réciter le Notre Père, François a exprimé son espérance et son désir de «cheminer ensemble dans le primat de la charité, vers le jour lors duquel sera réalisé le désir de Jésus : "Qu’ils soient un… pour que le monde croie"» .  (CV) (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...

Devant la Fédération luthérienne mondiale, le Pape loue «l’unité réconciliée» des chrétiens

jeu, 07/12/2017 - 13:57
(RV) Le Pape François a reçu ce 7 décembre 2017 les dirigeants de la Fédération luthérienne mondiale (FLM). Devant la présidence de l’organisation luthérienne élue en mai dernier, le Saint-Père a loué « l’unité réconciliée » et le « patrimoine commun » de tous les chrétiens.  « Devant les oppositions, les différences et les blessures du passé, il y a en effet la réalité présente, commune, fondatrice et permanente de notre baptême. Par conséquent, nous ne pouvons jamais nous permettre d'être des adversaires ou des rivaux », a déclaré François, confiant repenser avec émotion à la prière œcuménique de Lund, le 31 octobre 2016, lors de son voyage apostolique en Suède, ainsi qu’à toutes celles qui ont jalonné cette année du 500ème anniversaire de la Réforme. Un œcuménisme du sang Pour le Pape, cette « unité réconciliée » qualifiée d’« œcuménisme du sang », est permise essentiellement grâce à la prière : « C'est seulement en priant que nous pouvons nous garder les uns les autres. La prière purifie, fortifie, illumine le chemin, avance. La prière est le carburant de notre voyage vers la pleine unité», car, avant toutes les oppositions, «les chrétiens partagent le baptême qui les rend frères ». La prière étant ainsi le point de départ commun, « nous pouvons regarder vers le passé et remercier Dieu que les divisions douloureuses qui nous ont tenus en conflit pendant des siècles nous ont amenés ces dernières décennies à un chemin de communion, le chemin de l'œcuménisme éveillé par l'Esprit Saint », a déclaré le Pape, se réjouissant de l’abandon simultané par les uns et les autres des préjugés sur l’Église catholique ou luthérienne. « L'unité réconciliée entre chrétiens est un élément indispensable de la proclamation de l’Évangile », a estimé François, poursuivant la ligne de dialogue entre la FLM  et le Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens engagée depuis 1967.  En 2016, la FLM revendiquait l'affiliation de 145 Églises, réparties dans 98 pays et représentant plus de 74 millions de fidèles. (DA)  (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...

Le Pape félicite le cardinal Angelo Sodano pour ses 90 ans

jeu, 07/12/2017 - 12:36
(RV) Le cardinal Angelo Sodano a donné «le témoignage d’un homme qui a fait beaucoup pour l’Église, dans des situations différentes, avec joie et avec les larmes» , mais le témoignage le plus grand qu’il nous donne est celle d’un homme «ecclésialement discipliné» , ce qui lui a valu les remerciements du Pape. Ce matin à la messe pour ses 90 ans, célébrée en la Chapelle Pauline du Palais apostolique, le Pape a délivré quelques mots de remerciement, alors que l’homélie a été prononcé par le cardinal Sodano en personne. Il faut faire mémoire de ce que Dieu «a fait pour nous» , «c’est une disgrâce» de la perdre, a dit le Pape, faire mémoire aussi «de notre petitesse, de nos erreurs, aussi de nos péchés» . La mémoire est celle qui nous donne la force pour «aller vers une autre décennie» . Le Seigneur mène chacun vers une route différente, mais toujours par la main. Enfin, le Pape a exprimé le souhait que le témoignage «dans la discipline ecclésiale» offerte par le cardinal Sodano «nous aide à aller de l’avant dans notre vie» . Dans son homélie, le cardinal Sodano a adressé un remerciement au Seigneur pour les dons reçus, «surtout pour la vocation sacerdotale» , avec de nombreuses références à saint Ambroise, dont l’Église fait aujourd’hui mémoire. Né le 23 novembre 1927, le cardinal Sodano fut le Secrétaire d’État du Saint-Siège de 1991 à 2006. Il a donc servi essentiellement le saint Pape Jean-Paul II, puis son successeur Benoît XVI durant la première année de son pontificat.   (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...

A la curie généralice des jésuites, le Pape prie pour son ancien secrétaire décédé

mar, 05/12/2017 - 15:24
(RV) Ce mardi 5 décembre, dans la matinée, le pape François s’est rendu à la Curie généralice des jésuites, située à quelques mètres du Vatican, afin de prier pour le père Salvador Angel Mura sj., décédé il y a quelques jours. Le père Mura faisait office de secrétaire et de chauffeur du père Jorge Maria Bergoglio sj., lorsqu’il était provincial des jésuites d’Argentine (1973-1979). Le Saint-Père a prié en silence quelques instants dans la chapelle, avant de regagner la Maison Sainte-Marthe où il réside. (MA) (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...

Homélie du Pape : le chrétien doit accepter les humiliations pour ressembler à Jésus

mar, 05/12/2017 - 13:29
(RV) L’humilité est une qualité indispensable dans la vie du chrétien : c’est ce qu’a souligné ce mardi le Pape lors de sa messe matinale, célébrée dans la chapelle de la Maison Sainte-Marthe. Reprenant la première lecture tirée du Livre d’Isaïe, François a rappelé que chaque chrétien est comme « un bourgeon où se posera l’Esprit du Seigneur, esprit de sagesse et d’intelligence, esprit de conseil et de force, esprit de connaissance et de crainte du Seigneur ». « Ce sont les dons de l’Esprit Saint. De la petitesse du bourgeon à la plénitude de l’Esprit. C’est cela la promesse, le royaume de Dieu ». Et voici, selon le Pape, quelle doit être la vie du chrétien : « Etre conscient que chacun de nous est un bourgeon de cette racine qui doit grandir, avec la force de l’Esprit, jusqu’à la plénitude de l’Esprit Saint en nous ». Dans cette optique, le devoir du chrétien serait simplement de «  garder le bourgeon qui grandit (en nous), garder l’Esprit  ». Et quel serait le style de vie du chrétien? « Un style comme celui de Jésus », empreint d’humilité, a expliqué François : « il faut de la foi et de l’humilité pour faire grandir ce bourgeon (…). Il faut de l’humilité pour croire que le Père du ciel et de la terre, comme le dit l’Evangile de ce jour, a caché ces choses aux sages et aux savants, et les a révélées aux touts petits. L’humilité, c’est être petit, comme le bourgeon, qui grandit chaque jour, qui a besoin de l’Esprit Saint pour avancer vers la plénitude de sa propre vie ». « D’aucuns pensent qu’être humble signifie être éduqué, courtois, fermer les yeux pendant la prière », observe le Saint-Père, pour qui la vraie humilité se repère en réalité à un unique signal : « accepter les humiliations. L’humilité sans humiliations n’est pas humilité. L’homme ou la femme humble est celui ou celle qui est capable d’endurer les humiliations, comme l’a fait Jésus, l’humilié, le grand humilié ». François a enfin rappelé l’exemple de ces nombreux saints, qui non contents d’avoir accepté les humiliations, les ont demandées, pour ressembler à Jésus. « Que le Seigneur , a conclu le Pape, nous donne cette grâce de garder ce bourgeon (…), de ne pas en oublier la racine et d’accepter les humiliations ». (MA) (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...

Vocations: Le Pape invite à «écouter», «discerner» et «vivre» Dieu

lun, 04/12/2017 - 17:53
(RV) Par Cyprien Viet Le Vatican a rendu public ce lundi matin le message du Pape François pour la 55e Journée de prière pour les vocations, qui se tiendra le 22 avril 2018. Ce message qui a pour thème «écouter, discerner, vivre l’appel du Seigneur» , s’intègre dans la préparation du Synode prévu en octobre 2018 sur le thème «Les jeunes, la foi et le discernement vocationnel» . « Nous ne sommes pas plongés dans le hasard, ni entraînés par une série d’évènements désordonnés, mais, au contraire, notre vie et notre présence dans le monde sont fruits d’une vocation divine ! ». Le Pape le rappelle dans ce message plein d’espérance. « Même dans nos temps inquiets, le Mystère de l’Incarnation nous rappelle que Dieu vient toujours à notre rencontre .» Il faut donc «écouter» , «discerner» et «vivre» la Parole de Dieu. Ces trois verbes structurent le message du Pape, qui invite à prendre exemple sur Jésus. Il faut «écouter» le Seigneur avec attention, car « Dieu vient de manière silencieuse et discrète, sans s’imposer à notre liberté», et parfois «sa voix reste étouffée par les nombreuses préoccupations qui occupent notre esprit et notre cœur» . Prendre du temps en silence est nécessaire pour se rendre disponible aux surprises de Dieu, comme Jésus, qui, durant des années, s’est recueilli à la Synagogue pour recevoir la Parole de Dieu et en saisir la pleine signification. Il faut aussi «discerner» les choix fondamentaux de la vie, «en dialoguant avec le Seigneur et en écoutant la voix de l’Esprit» . «Chaque chrétien devrait pouvoir développer la capacité à “lire à l’intérieur” de sa vie et à saisir où et à quoi le Seigneur l’appelle pour continuer sa mission» . Enfin, chacun doit «vivre» sa vocation aujourd’hui. «Nous ne devons pas attendre d’être parfaits pour répondre “me voici”, ni nous effrayer de nos limites et de nos péchés, mais accueillir avec un cœur ouvert la voix du Seigneur» .  (CV)  Le texte complet du message du Pape 55ème Journée de prière pour les vocations Ecouter, discerner, vivre l’appel du Seigneur Chers frères et sœurs, En octobre prochain, se déroulera la XVème Assemblée Générale ordinaire du Synode des Evêques, qui sera consacrée aux jeunes, en particulier au rapport entre jeunes, foi et vocation. A cette occasion, nous aurons la possibilité d’approfondir comment, au centre de notre vie, il y a l’appel à la joie que Dieu nous adresse et comment cela est « le projet de Dieu pour les hommes et les femmes de tout temps » (Synode des ÉvÊques, XVème AssemblÉe GÉnÉrale Ordinaire, Les jeunes, la foi et le discernement vocationnel, Introduction). Il s’agit d’une bonne nouvelle qui nous est annoncée avec force par la 55ème Journée mondiale de Prière pour les Vocations : nous ne sommes pas plongés dans le hasard, ni entraînés par une série d’évènements désordonnés, mais, au contraire, notre vie et notre présence dans le monde sont fruits d’une vocation divine ! Même dans nos temps inquiets, le Mystère de l’Incarnation nous rappelle que Dieu vient toujours à notre rencontre et il est Dieu-avec-nous, qui passe le long des routes parfois poussiéreuses de notre vie et, accueillant notre poignante nostalgie d’amour et de bonheur, nous appelle à la joie. Dans la diversité et dans la spécificité de chaque vocation, personnelle et ecclésiale, il s’agit d’écouter, de discerner et de vivre cette Parole qui nous appelle d’en-haut et qui, tandis qu’elle nous permet de faire fructifier nos talents, nous rend aussi instruments de salut dans le monde et nous oriente vers la plénitude du bonheur. Ces trois aspects – écoute, discernement et vie – servent aussi de cadre au début de la mission de Jésus, qui, après les jours de prière et de lutte dans le désert, visite sa synagogue de Nazareth, et là, se met à l’écoute de la Parole, discerne le contenu de la mission que le Père lui a confiée et annonce qu’il est venu pour la réaliser “aujourd’hui” (cf. Lc 4, 16-21). Ecouter L’appel du Seigneur – il faut le dire tout de suite – n’a pas l’évidence de l’une des nombreuses choses que nous pouvons sentir, voir ou toucher dans notre expérience quotidienne. Dieu vient de manière silencieuse et discrète, sans s’imposer à notre liberté. Aussi, on peut comprendre que sa voix reste étouffée par les nombreuses préoccupations et sollicitations qui occupent notre esprit et notre cœur. Il convient alors de se préparer à une écoute profonde de sa Parole et de la vie, à prêter aussi attention aux détails de notre quotidien, à apprendre à lire les évènements avec les yeux de la foi, et à se maintenir ouverts aux surprises de l’Esprit. Nous ne pourrons pas découvrir l’appel spécial et personnel que Dieu a pensé pour nous, si nous restons fermés sur nous-mêmes, dans nos habitudes et dans l’apathie de celui qui passe sa propre vie dans le cercle restreint de son moi, perdant l’opportunité de rêver en grand et de devenir protagoniste de cette histoire unique et originale que Dieu veut écrire avec nous. Jésus aussi a été appelé et envoyé ; pour cela, il a eu besoin de se recueillir dans le silence, il a écouté et lu la Parole dans la Synagogue et, avec la lumière et la force de l’Esprit Saint, il en a dévoilé la pleine signification, référée à sa personne-même et à l’histoire du peuple d’Israël. Cette attitude devient aujourd’hui toujours plus difficile, plongés comme nous le sommes dans une société bruyante, dans la frénésie de l’abondance de stimulations et d’informations qui remplissent nos journées. Au vacarme extérieur, qui parfois domine nos villes et nos quartiers, correspond souvent une dispersion et une confusion intérieure, qui ne nous permettent pas de nous arrêter, de savourer le goût de la contemplation, de réfléchir avec sérénité sur les évènements de notre vie et d’opérer, confiants dans le dessein bienveillant de Dieu pour nous, un discernement fécond. Mais, comme nous le savons, le Royaume de Dieu vient sans faire de bruit et sans attirer l’attention (cf. Lc 17, 21), et il est possible d’en accueillir les germes seulement lorsque, comme le prophète Elie, nous savons entrer dans les profondeurs de notre esprit, le laissant s’ouvrir à l’imperceptible souffle de la brise divine (cf. 1 R 19, 11-13). Discerner En lisant, dans la synagogue de Nazareth, le passage du prophète Isaïe, Jésus discerne le contenu de la mission pour laquelle il a été envoyé et il le présente à ceux qui attendaient le Messie : « L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés, annoncer une année favorable accordée par le Seigneur » (Lc 4, 18-19). De la même manière, chacun de nous peut découvrir sa propre vocation seulement à travers le discernement spirituel, un « processus grâce auquel la personne arrive à effectuer, en dialoguant avec le Seigneur et en écoutant la voix de l’Esprit, les choix fondamentaux, à partir du choix de son état de vie (Synode des ÉvÊques, XVÈme AssemblÉe GÉnÉrale Ordinaire, Les jeunes, la foi et le discernement vocationnel, II, 2). Nous découvrons en particulier, que la vocation chrétienne a toujours une dimension prophétique. Comme nous témoigne l’Ecriture, les prophètes sont envoyés au peuple dans des situations de grande précarité matérielle et de crise spirituelle et morale, pour adresser au nom de Dieu des paroles de conversion, d’espérance et de consolation. Comme un vent qui soulève la poussière, le prophète dérange la fausse tranquillité de la conscience qui a oublié la Parole du Seigneur, discerne les évènements à la lumière de la promesse de Dieu et aide le peuple à apercevoir des signes d’aurore dans les ténèbres de l’histoire. Aujourd’hui aussi, nous avons grand besoin du discernement et de la prophétie ; de dépasser les tentations de l’idéologie et du fatalisme et de découvrir, dans la relation avec le Seigneur, les lieux, les instruments et les situations à travers lesquels il nous appelle. Chaque chrétien devrait pouvoir développer la capacité à “lire à l’intérieur” de sa vie et à saisir où et à quoi le Seigneur l’appelle pour continuer sa mission. Vivre         Enfin, Jésus annonce la nouveauté de l’heure présente, qui enthousiasmera beaucoup et durcira d’autres : les temps sont accomplis et c’est Lui le Messie annoncé par Isaïe, oint pour libérer les prisonniers, rendre la vue aux aveugles et proclamer l’amour miséricordieux de Dieu à toute créature. Vraiment « aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Ecriture que vous venez d’entendre » (Lc 4, 20), affirme Jésus. La joie de l’Evangile, qui nous ouvre à la rencontre avec Dieu et avec les frères, ne peut attendre nos lenteurs et nos paresses ; elle ne nous touche pas si nous restons accoudés à la fenêtre, avec l’excuse de toujours attendre un temps propice ; elle ne s’accomplit pas non plus pour nous si nous n’assumons pas aujourd’hui-même le risque d’un choix. La vocation est aujourd’hui ! La mission chrétienne est pour le présent ! Et chacun de nous est appelé – à la vie laïque dans le mariage, à la vie sacerdotale dans le ministère ordonné, ou à la vie de consécration spéciale – pour devenir témoin du Seigneur, ici et maintenant.         Cet “aujourd’hui” proclamé par Jésus, en effet, nous assure que Dieu continue à “descendre” pour sauver notre humanité et nous rendre participants de sa mission. Le Seigneur appelle encore à vivre avec lui et à marcher derrière lui dans une relation de proximité particulière, à son service direct. Et s’il nous fait comprendre qu’il nous appelle à nous consacrer totalement à son Royaume, nous ne devons pas avoir peur ! C’est beau – et c’est une grande grâce – d’être entièrement et pour toujours consacrés à Dieu et au service des frères.         Le Seigneur continue aujourd’hui à appeler à le suivre. Nous ne devons pas attendre d’être parfaits pour répondre notre généreux “me voici”, ni nous effrayer de nos limites et de nos péchés, mais accueillir avec un cœur ouvert la voix du Seigneur. L’écouter, discerner notre mission personnelle dans l’Église et dans le monde, et enfin la vivre dans l’aujourd’hui que Dieu nous donne. Que Marie la très Sainte, la jeune fille de périphérie, qui a écouté, accueilli et vécu la Parole de Dieu faite chair, nous garde et nous accompagne toujours sur notre chemin. Du Vatican, 3 décembre 2017 Premier Dimanche de l’Avent (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...

En décembre, le Pape invite à prier pour les personnes âgées

lun, 04/12/2017 - 17:52
«Un peuple qui ne prend pas soin des grands-parents et ne les traite pas bien est un peuple qui n’a pas d’avenir. Les anciens possèdent la sagesse.  C’est à eux qu’est confiée la transmission de l’expérience de la vie, l’histoire d’une famille, d’une communauté, d’un peuple. Soyons proches des personnes âgées afin que, grâce au soutien de leurs familles et des institutions, elles collaborent par leur sagesse et par leur expérience à l’éducation des nouvelles générations. » (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...

Angelus: le Pape appelle à être attentif et éveillé au retour du Christ pour Noël

dim, 03/12/2017 - 13:38
(RV) Être attentif et rester éveillé pour accueillir le Christ, c’est l’appel du Saint-Père pour ce premier dimanche de l’Avent. Lors de la prière de l’Angelus, ce 3 décembre 2017, de retour du Bangladesh et de la Birmanie , son 21è voyage apostolique, le Pape François a ainsi exhorté les fidèles à se préparer au retour du Seigneur « qui vient à notre rencontre » en ces fêtes de Noël. Ce chemin de l’Avent qui s’ouvre aujourd’hui et culmine à Noël, a commencé le Pape, est un temps « qui nous ai donné pour vérifier notre désir de Dieu ». Ce temps « nous rappelle aussi sa venue dans l’humilité de la condition humaine » à la rencontre de tous ceux qui sont disposés à l’accueillir. C’est pour cette raison, explique le Saint-Père, qu’il fait toujours être dans la veille et dans l’attente. La personne attentive, souligne ainsi François, est celle qui, se tourne d’abord vers les autres. « Dans le bruit du monde, elle ne se laisse pas submerger par les distractions ou la spécialité, mais qui vit de pleinement et avec conscience, avec une préoccupation tournée avant tout vers les autres », qui permet de voir leurs larmes et leurs besoins. La personne qui fait attention, continue François, se tourne aussi vers le monde, et cherche à « combattre l’indifférence et la cruauté qui s’y trouvent, et se réjouir de ses trésors de beautés qu’il faut préserver ». Il s’agit donc, insiste François, d’avoir « un regard de compréhension pour reconnaître à la fois la misère et la pauvreté des individus et de la société, et la richesse cachée dans les petites choses de chaque jour », là aussi il y a une place pour le Seigneur. Revenir sur les voies du Seigneur Le Pape a ensuite appelé à rester éveillé, en cette période de l’Avent. La «personne qui veille» est celle qui « ne se laisse pas emporter par le sommeil du découragement, du manque d’espérance, de la déception », et dans le même temps, « rejette toutes les vanités » qui gâchent le temps pour soi ou sa famille. Ainsi, résume le Saint-Père, être attentif et éveillé sont les « conditions préalables » pour arrêter de s'éloigner des chemins du Seigneur, à se perdre « dans nos péchés et dans nos infidélités », car en étant de l’attention et la veille, Dieu peut « pénétrer dans notre existence, lui redonner du sens et de la valeur à travers sa présence pleine de bonté et de tendresse ». (BH) (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...

Le Pape dans l'avion :"J'ai pleuré avec les Rohingyas"

dim, 03/12/2017 - 13:35
(RV) Comme le veut la tradition, le Pape François a donné une conférence de presse à bord de l’avion qui le ramenait de l’Asie, au terme de son voyage en Birmanie et au Bangladesh. L’occasion de dresser un bilan de son 21 ème voyage apostolique et d’évoquer la question des Rohingyas, de l’islamisme, de l’évangélisation dans ces pays ou encore de ses relations avec la Chine. En voici la synthèse. Le Souverain Pontife a d’abord été interrogé sur la crise des Rohingyas, le fait de prononcer le nom de la minorité et sur la manière dont il transmet ses messages. « Pour moi la chose la plus importante est quand le message arrive » a expliqué le Saint-Père, prenant l’exemple d’un adolescent turbulent : s’il nous claque la porte au nez, il n’y a pas de communication, pas de message. «  J’ai donc vu que si dans les discours officiels, j’avais prononcé le mot Rohingyas, j’aurais claqué la porte au nez  ». Mais j'ai décrit les situations, les droits, sans en exclure aucun, la citoyenneté, pour me permettre dans les entretiens privés de faire autrement. Le Pape a ainsi fait part de sa satisfaction de dialoguer, de faire parler l'autre, de dire son opinion, c’est comme cela qu’il a pu faire passer son message. Ceci est très important dans la communication : la préoccupation que le message arrive, a-t-il dit aux journalistes. La rencontre avec les Rohingyas Le Saint-Père est également revenu sur la rencontre avec les Rohingyas, moment particulièrement fort de son voyage au Bangladesh. « Je savais que je rencontrerais les Rohingyas, mais je ne savais pas où et comment. Cela était la condition du voyage pour moi ». François a confié avoir pleuré en rencontrant ces réfugiés qui avaient tout perdu. Le Pape se rappelle ainsi avoir demandé pardon. Il a raconté le déroulement de cette rencontre en révélant que quelqu’un, «  qui n’était pas du gouvernement du Bangladesh  » leur avait demandé de le saluer sans rien dire. «  Brusquement ils voulaient les chasser de la scène et là je me suis mis en colère  », a confié François «  Je suis un pécheur, ai-je dit, et répété plusieurs fois le mot le mot: « respect  ». «  Je commençais à sentir des choses à l'intérieur de moi. Je me suis dit: “je ne peux pas les laisser partir sans leur dire un mot, j'ai demandé le micro  » a  poursuivi le Pape devant les journalistes. Ce qu’il a ressenti, le Pape a confié avoir pleuré, comme les Rohingyas qui le saluaient. «  je cherchais à ce que cela ne se voit pas  » a-t-il précisé. L’évangélisation et le dialogue interreligieux Le Pape a aussi été interrogé sur l’évangélisation, que certains opposent parfois au dialogue interreligieux. Faut-il opposer dialogue et évangélisation ? ont demandé les journalistes français. François a rappelé qu’évangéliser avant tout n’était pas faire du prosélytisme. L’Eglise grandit par attraction, par le témoignage a-t-il rappelé, citant son prédécesseur Benoit XVI. Le Pape a insisté sur le travail de l’Esprit Saint, qui change les cœurs, et a rappelé un épisode des JMJ de Cracovie, où il avait dialogué avec une quinzaine de jeunes  : « l’un m’a posé la question: “Que pourriez-vous dire à un ami d’université, un bon ami, mais qui est athée? Qu’est-ce que vous pourriez lui dire pour le changer, pour le convertir? La réponse a été celle-ci: la dernière des choses à faire est de dire quelque chose. Tu vis ton Evangile. Et c’est lui qui demandera: ‘Pourquoi tu fais cela? » Concernant le Bangladesh, le Saint-Père a été interrogé sur les prêtres du Bangladesh qu’il a ordonnés lors d’une messe. « Ils m’ont semblé sereins, tranquilles, conscients de la mission » a-t-il expliqué, répondant à la question de savoir s’ils avaient peur aujourd’hui d’être prêtre, dans un pays parfois difficile pour la minorité catholique, et où un prêtre avait été enlevé quelques jours avant l’arrivée du Pape à Dacca. Un prochain voyage en Chine ? Une question a également porté sur la Chine, après ce quatrième voyage apostolique en Asie. Le Pape a confirmé qu’aucun voyage n’était pour l’heure en préparation, « Soyez tranquilles » a-t-il dit aux journalistes. François a néanmoins rappelé que les discussions avec la Chine sont de haut niveau culturel, soulignant la prochaine exposition d’œuvres chinoises au Vatican. « Il y a aussi le dialogue politique, surtout pour l’Eglise chinoise. Il y a aussi la question de l’Eglise patriotique, l’Eglise clandestine  a poursuivi le Saint-Père, précisant que l 'on doit aller pas à pas, avec délicatesse, comme ce qui se fait à présent . « Les portes du cœur sont ouvertes , a t-il noté, Je crois qu'un voyage en Chine fera du bien à tous . » «  Le voyage me fait du bien quand je réussis à rencontrer le peuple du pays, le peuple de Dieu. Quand je réussis à lui parler, quand je le rencontre, le salue » a conclut le Saint-Père pour rappeler son était d’esprit à l’issue de ce voyage. (OB) (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...

Le Pape invite les évêques birmans à guérir pauvres et déplacés par l’Évangile

mer, 29/11/2017 - 14:51
(RV) Après une messe devant 150 000 catholiques birmans et une rencontre avec les moines bouddhistes du pays, le Pape a retrouvé les 22 évêques catholiques birmans dans le complexe de la cathédrale de Rangoun, pour le troisième jour de son voyage apostolique en Birmanie, le 29 novembre 2017.  « L’Église est un hôpital de campagne. N’oubliez pas d'être le plus proche possible des prêtres, et que chaque prêtre ne sache pas, mais sente aussi qu'il peut trouver un père en chaque évêque ! La prière est le premier devoir de l'évêque », a enjoint le Pape François, sortant de son discours officiel aux évêques birmans. Le Saint-Père a ensuite livré sa vision des défis à venir de l’Église dans ce pays, où la minorité catholique ne représente qu'1,4% de la population, en insistant sur trois piliers pastoraux : la guérison, l’accompagnement et la prophétie. En Birmanie tout particulièrement, la notion de guérison revêt une signification précise, que le Pape a rappelé: « Étant donné que le pays travaille à vaincre des divisions profondément enracinées et à construire l’unité nationale, chaque prédication de l’Évangile doit être un appel  à favoriser l’unité, la charité et la guérison ». Selon le Pape, l’Évangile comme message de guérison, doit s’appliquer en particulier aux pauvres, et surtout ces temps-ci, « aux déplacés qui gisent blessés au bord de la route ». Sans mentionner explicitement la minorité rohingya contrainte de fuir vers le  Bangladesh, le Pape a remercié les catholiques birmans « qui se dévouent pour porter ce baume de la guérison, sans tenir compte de la religion ou de l’ethnie ». Devant les 22 évêques birmans rassemblés, le Saint Père a souligné l’importance de la dimension missionnaire de leur ministère, en insistant sur « l’accompagnement », notamment auprès des jeunes, très nombreux dans l’Église Birmane, s’est réjoui le Pape. Pour son troisième pilier pastoral, et non des moindres, le Pape a choisi la « prophétie» . François a ainsi appelé la communauté catholique à poursuivre « son rôle constructif dans la vie de la société birmane », l’invitant à faire entendre sa voix «sur toutes les questions d’intérêt national, dont celles concernant le respect de la dignité et des droits, de tous». Enfin, le Pape a incité les évêques à veiller sur la correcte utilisation des riches ressources naturelles du pays, au bénéfice des générations à venir, réaffirmant son attachement à « une saine écologie humaine et sociale, indissociable du don divin de la création ». Après cette rencontre, le Pape est allé s'entretenir avec 33 jésuites birmans pour un échange sous forme de questions-réponses. (DA)   (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...

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