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Mis à jour : il y a 1 heure 4 min

17 octobre: la lutte pour un monde sans misère demeure d'actualité

il y a 3 heures 15 min
(RV) «La famille humaine a le devoir d'aider chaque personne à être libérée de la pauvreté et de la faim»  : c’est le tweet publié par le Pape François en cette journée mondiale du refus de la misère. Une journée annuelle, reconnue par les Nations unies et instituée en 1987 par le père Joseph Wresinski, le fondateur d’ATD-Quart Monde. «La misère n'est pas une fatalité , affirmait-il. Là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l'homme sont violés. S'unir pour les faire respecter est un devoir sacré.» 30 ans plus tard, le mouvement ATD Quart-Monde poursuit avec conviction sa lutte contre la misère et la pauvreté, fort de l’intuition prophétique de son fondateur. Cette lutte est même devenue un objectif mondial. En 2015, plus de 180 chefs d’État se sont ainsi engagés à «éliminer la pauvreté, sous toutes ses formes et partout dans le monde»,  en adoptant une feuille de route ambitieuse pour le développement durable, d’ici à 2030. Mais au-delà des mesures et des politiques, au-delà des chiffres et des statistiques, ATD-Quart monde rappelle combien restent fondamentales les valeurs de solidarité, de respect et de dignité. Les personnes défavorisées ont des choses à nous dire, et doivent être pleinement impliquées dans la lutte contre la pauvreté. Manuella Affejee a interrogé  Jean Tonglet, volontaire au sein d’ATD Quart Monde depuis une quarantaine d’années. Il est le responsable pour les relations du mouvement avec le Saint-Siège  : (CV-MA) (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...

Le message du Pape pour les 800 ans de la Custodie de Terre Sainte

il y a 7 heures 17 min
(RV) La Custodie de Terre Sainte célèbre cette année ses 800 ans. À cette occasion, le Pape François a envoyé une lettre rendue publique ce mardi 17 octobre 2017 au custode, le père Francesco Patton, dans laquelle il rappelle la mission des franciscains, et rend hommage à leur action quotidienne depuis que leur saint fondateur a élargi leur horizon en les envoyant au Proche-Orient, début «d’une extraordinaire aventure» .  Il y a l’histoire, riche et longue, mais il y a aussi le présent des franciscains de Terre Sainte qui sont «engagés» à vivre «aux côtés des frères de cultures, d’ethnies et de religions différentes, semant paix, fraternité et respect» . Le Pape résume ainsi la présence franciscaine sur la terre du Christ, rappelant aussi la «disponibilité à accompagner les pas des pèlerins provenant de tous les coins du monde à travers l’accueil et le guidage» . François incite les franciscains à maintenir leur engagement auprès des communautés ecclésiales locales. «Je vous encourage, écrit-il, à persévérer, heureux, à soutenir nos frères, surtout les plus pauvres et les plus faibles ; dans l’éducation de la jeunesse – qui risque souvent de perdre l’espoir dans un contexte toujours sans paix – dans l’accueil des personnes âgées et dans les soins aux malades, en vivant concrètement dans le quotidien les œuvres de miséricorde» . Les franciscains de Terre Sainte sont ainsi les «ambassadeurs du peuple entier de Dieu» . Le Pape François conclut son message en rappelant les paroles que saint François d’Assise avait adressé à ses compagnons, les exhortant à ne pas se disputer et à ne pas juger les autres, mais à être doux, pacifiques et modestes, dociles et humbles.  (CV-XS) (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...

Messe à Sainte-Marthe: le Pape invite à résister aux idéologies qui empêchent de recevoir la Parole de Dieu

il y a 7 heures 59 min
(RV) Lors de la messe de ce mardi 17 octobre 2017 à la Maison Sainte-Marthe, le Pape François a invité à ne pas tomber dans la bêtise qui consiste dans l’incapacité à écouter la Parole de Dieu et mène à la corruption. Jésus pleure avec nostalgie quand le peuple aimé s’éloigne par fierté, en préférant les apparences, des idoles ou des idéologies. Dans l’Évangile du jour, tiré du 11e chapitre de saint Luc, Jésus qualifie les pharisiens «d’insensés» , tandis que dans la lettre de saint Paul aux Romains, l’apôtre reproche aux païens leurs «cœurs sans intelligence» . Mais dans la lettre aux Galates, c’est aux chrétiens que Paul s’adresse en les qualifiant de «fous» , parce qu’ils se sont laissés tromper par des «nouvelles idées» . Plus qu’une condamnation, cette parole est «un signal» , parce qu’elle fait voir la route de la bêtise qui conduit à la corruption, a expliqué François. Jésus avait aussi déclaré aux docteurs de la Loi qu’ils ressemblaient à des «sépulcres blanchis»  : ils devenaient corrompus parce qu’ils se préoccupaient de rendre beau seulement «l’extérieur des choses» , mais pas ce qui est à l’intérieur, là où il y a la corruption. Ils étaient donc «corrompus par la vanité, par l’apparence, par la beauté extérieure, par la justice extérieure» . Les païens, eux, ont la corruption de l’idolâtrie : ils sont devenus corrompus par qu’ils sont échangé la gloire de Dieu, qu’ils auraient pu connaître par la raison, pour les idoles. Et il y aussi les idolâtries d’aujourd’hui, comme le consumérisme, où l’on peut chercher un dieu commode, a remarqué le Pape. Enfin, il y a ces chrétiens qui se sont laissés corrompre par les idéologies, c’est-à-dire qui ont arrêté d’être chrétiens, pour «devenir des idéologues du christianisme» . Tous ces trois groupes, à cause de cette bêtise, «finissent dans la corruption» . La bêtise, c’est «le fait de ne pas écouter» , a expliqué François. «L’incapacité d’écouter la Parole : quand la Parole n’entre pas, je ne la laisse pas entrer parce que je ne l’écoute pas. L’insensé n’écoute pas. Il croit écouter, mais il n’écoute pas. Il fait toujours ce qu’il veut. Et donc la Parole de Dieu ne peut pas entrer dans le cœur, il n’y a pas de place pour l’amour. Et si la Parole entre, elle est distillée, transformée par ma conception de la réalité. Les insensés ne savent pas écouter. Et cette surdité les mène à cette corruption. La Parole de Dieu n’entre pas, il n’y a pas de place pour l’amour, et finalement il n’y a pas de place pour la liberté.» Ces insensés deviennent esclaves parce qu’il échangent «la vérité de Dieu avec le mensonge» et adorent les créatures plutôt que le Créateur. «Ils ne sont pas libres, et cette surdité ne laisse pas de place à l’amour, ni même à la liberté : elle mène toujours à un esclavage (…). Cette Parole, que nous avons entendue en chantant l’Alléluia, la Parole de Dieu est vivante, et efficace, elle discerne les sentiments et les pensées du cœur. Elle taille, elle va à l’intérieur. Cette Parole, je laisse entrer, ou je suis sourd à cette Parole ?» , s’est interrogé le Pape, en invitant à résister aux «habitudes idolâtriques» . Le Pape a enfin exhorté à regarder «les icônes des insensés d’aujourd’hui» . «Il y a des chrétiens insensés et aussi des pasteurs insensés» , a remarqué François. «Saint Augustin les réprouvait bien, avec force» , parce que «la bêtise des pasteurs fait mal au troupeau» . Le Pape a fait référence à la «bêtise du pasteur corrompu» , à la «bêtise du pasteur satisfait de lui-même, païen» , et à la «bêtise du pasteur idéologue» . Mais face à cette bêtise, il y a toujours le Seigneur qui frappe à la porte et qui attend. Le Pape a donc invité à penser à la tendresse nostalgique du Seigneur pour nous, «du premier amour qu’il a eu avec nous» . «Et si nous, nous tombons dans cette bêtise, nous nous éloignons de lui, et lui, il ressent cette nostalgie. La nostalgie de nous. Et Jésus, avec cette nostalgie, il pleure, il a pleuré sur Jérusalem. C’était justement la nostalgie d’un peuple qu’il avait choisi, qu’il avait aimé, mais qui s’était éloigné par bêtise, qui avait préféré les apparences, les idoles ou les idéologies.» (CV)   (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...

Le Pape à la FAO: conflits et changements climatiques, obstacles à la lutte contre la faim

lun, 16/10/2017 - 15:16
(RV) Le Pape François s’est rendu ce lundi 16 octobre 2017 au siège de la FAO à Rome à l’occasion de la journée mondiale de l’alimentation , sur le thème «Changeons l'avenir des migrations : investissons dans la sécurité alimentaire et le développement rural». Pour la première fois, le Saint-Père a assisté en personne à la cérémonie d’ouverture de cet évènement. Dans son discours prononcé en espagnol, il a appelé à un changement de comportement face aux conflits et aux changements climatiques, obstacles au combat contre la faim dans le monde . « La réalité d’aujourd’hui exige une plus grande responsabilité à tous les niveaux, pas seulement pour garantir la production nécessaire ou l’égale distribution des fruits de la terre, mais surtout pour protéger le droit de chaque être humain à pouvoir se nourrir en fonction de ses propres besoins, en participant aussi aux décisions qui le concernent et à la réalisation de ses propres aspirations, sans devoir se séparer de ses proches ». Avec un tel objectif, c’est la crédibilité du système international dans son ensemble qui est en jeu. Le premier appel du Pape est lancé, pour cette journée mondiale de l’alimentation. Le premier pas c’est celui de la responsabilité face au combat contre la faim. Un combat rendu difficile par deux obstacles: à la fois « par les conflits et par les changements climatiques ». Ces conflits d’abord, dénonce le Pape, non seulement, ils auraient pu être évités ou stoppés grâce au droit international, mais pour la population, quand ils durent depuis des décennies, ces conflits « propagent leurs effets désastreux comme l’insécurité alimentaire et les déplacements forcés ». La solution, dit le Saint-Père, c’est le désarmement global et systématique. « A quoi bon dénoncer les conflits qui affame des millions de personnes, si on n'agit pas efficacement pour la paix et le désarmement ? ». « La diplomatie nous a déjà démontré que c'est possible de mettre fin aux armes de destruction massive » a tenu à rappeler le Pape. Les changements climatiques responsables de la faim  La deuxième cause de malnutrition dans le monde, c’est le climat et ses changements, poursuit François. Mais, grâce à la science et aux instruments juridiques élaborés par la communauté internationale, « nous savons comment affronter » les conséquences de ces changements, estime le Pape. L’Accord de Paris en est un exemple. « Certains [pays] s’en sont pourtant éloignés » a-t-il déploré, alors qu’un « consensus concret et actif » de tous est nécessaire pour changer de style de vie, d’utilisation des ressources, des critères de productions, afin d’éviter que « les effets les plus tragiques continuent à accabler les personnes les plus pauvres et vulnérables ». Conséquence des conflits et du changement climatique, « la faim n’est pas une maladie incurable », a insisté fermement le Pape François à la FAO. Car « si on travaille en étant attentif aux besoins, sans spéculation, les résultats sont là ». Face à ce constat, le Saint-Père appelle donc à un changement de cap : rendre les fruits de la terre disponible à tous, et non réduire le nombre de bouches à nourrir. « Réduire est facile, partager demande une conversion, et ça c’est un défi .» L'amour, principe d'humanité Le Pape a ainsi invité à introduire le mot « amour » dans le langage de la coopération internationale. Car l’amour, « décliné en gratuité, parité, solidarité, culture du don, fraternité et miséricorde », sont les paroles qui expriment « le contenu même du mot humanitaire », tant utilisé dans les activités internationales. C’est un principe évangélique commun à tant de cultures et de religions qui doit devenir « un principe d’humanité dans le langage des relations internationales ». Le Saint-Père appelle donc la diplomatie à « organiser cette capacité d'aimer, afin de garantir la sécurité alimentaire et la sécurité humaine de façon globale ». Car, à l’inverse de la pitié qui se limite à l’aide d’urgence, « l'amour inspire la justice et est essentiel pour réaliser un ordre social juste entre des réalités diverses qui veulent courir le risque de la rencontre réciproque ». Aimer, souligne François, c’est aussi contribuer « afin que chaque pays augmente sa propre production et atteigne l’autosuffisance alimentaire ». Il appelle donc à « une application cohérente du principe d'humanité » par la diplomatie afin que la mobilité humaine soit gérée par « des accords imprégnés d'amour et d'intelligence ». Car l’objectif, c’est « l'union et le dialogue, non l’exclusion et la vulnérabilité ». L’exclusion, qui concerne notamment les migrants, qui crient leur faim et leur misère. C’est une « demande de justice et pas une supplique ou un appel d’urgence », insiste le Pape. « Un plus ample et sincère dialogue est donc nécessaire à tous les niveaux pour faire ressortir des solutions ». Car «i l n'est pas légal de soustraire des terres cultivables à la population » pour les laisser à des groupes réduits de la population, favorisant la corruption. Applaudi par un public debout, le Pape François a conclu son discours devant la FAO en assurant de la participation de l’Église à cet effort pour « affronter les besoins des plus pauvres » et préserver le bien de la famille humaine. Après avoir écouté l'intervention du Saint Père, Domeinique Burgeon, Directeur du département des opérations d’urgence de la FAO, revient sur l'importance fondamentale de la diplomatie pour s'attaquer aux sources de l'insécurité alimentaire: (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...

L’Eglise compte 35 nouveaux saints, dont 33 martyrs

dim, 15/10/2017 - 15:21
(RV) Le Pape François a présidé ce dimanche la messe et la canonisation de bienheureux parmi lesquels les martyrs brésiliens André de Soveral, Ambroise François Ferro et leurs 27 compagnons, dont un français, Jean Lostau Navarro ; 3 martyrs mexicains Christophe, Faustin et Jean tués alors qu’ils étaient encore adolescents entre 1527 et 1529 ; l’espagnol Faustino Miguez, prêtre et fondateur en 1885 de la Congrégation des Sœurs Calasanciennes qui se consacrent à l’éducations des jeunes filles, et un italien, Angelo da Acri, décédé en 1739 après avoir prêché dans l’Italie méridionale. Revenant sur l’Évangile de ce dimanche, qui parle du Royaume de Dieu comme de la célébration de noces, François commence son homélie en soulignant que le Seigneur désire «célébrer les noces» avec chacun d’entre nous. Des noces qui inaugurent la communion de toute la vie, et qui font de nous des serviteurs fidèles. Par cette noce, poursuit François le Seigneur nous désire, et nous invite à une relation faite de dialogue, de confiance et de pardon. C'est la définition de la vie chrétienne, faite d’amour gratuit, et qui peut conduire jusqu’au don total de soi, jusqu’à donner la vie pour le Seigneur. Les saints canonisés ce dimanche indiquent cette voie. Ils n’ont pas dit «oui» au Seigneur pour un certain temps, «mais par leur vie et jusqu’au bout» dit François. La vie chrétienne n’est pas une routine qui se contente de normalité sans enthousiasme et sans élan, et surtout avec la mémoire courte. Nous devons nous rappeler constamment du premier amour, du premier «oui» dit au Seigneur lorsque par le baptême, il nous a invités à la noce. L’invitation peut aussi être refusée, et c’est précisément ce que rappelle l’évangile de Saint Mathieu. Lorsque le Roi invite les serviteurs à la noce de son fils, de nombreux invités ont répondu  «non» et son allés qui au camp, qui à son commerce, détournés par leurs intérêts, plutôt que d’accepter de se mettre en jeu. En se comportant ainsi, lorsqu’on préfère s’asseoir sur des sécurités, sur des commodités, on s’assoit sur les fauteuils des gains, des plaisirs, de quelque hobby qui rend joyeux, on finit par vieillir vite et mal, dit le Saint Père, «on devient rigide et méchant» . L’Evangile nous demande de quel côté se positionner. Du côté de son propre égoïsme ou du côté de Dieu. Dieu qui continue de préparer le bien même pour celui qui fait le mal, parce que l’amour est toujours plus fort que le mal. Lorsque nous lui répondons «non» , Dieu ne se résigne pas. Il continue de nous inviter à la fête, il répond avec un amour toujours plus grand et ne perd jamais l’espérance, et aujourd’hui encore, il nous appelle à « dépasser la résignation et les caprices de notre moi susceptible et paresseux ». Enfin, l’Évangile souligne que le vêtement des invités à la noce du fils du Roi est indispensable. Accepter l’invitation de Dieu n’est pas suffisant. Encore faut-il se revêtir chaque jour de l’amour de Dieu. Cet habit est aussi le vêtement blanc que nous avons reçu dans le baptême, l’habit nuptial de Dieu que nous devons endosser chaque jour et maintenir propre en allant recevoir sans peur le pardon du Seigneur. (JCP) (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...

Le Pape François convoque un synode sur l'Amazonie

dim, 15/10/2017 - 14:09
«J’ai accueilli le désir de plusieurs conférences épiscopales de l’Amérique latine, ainsi que la parole de nombreux pasteurs et fidèles d’autres régions du monde, et j’ai décidé de convoquer une Assemblée Spéciale du Synode des Évêques pour la région de l’Amazonie» . Au terme de la messe célébrée place Saint Pierre et au cours de laquelle François a canonisé 35 bienheureux, le Pape annonce que cette rencontre aura pour objectif de trouver des nouvelles voies pour l’évangélisation des populations locales, particulièrement les populations indigènes, «souvent oubliées et sans la perspective d’un avenir serein» . Avenir assombri aussi par la déforestation du poumon amazonien, d’une importance capitale pour la planète. (JCP) (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...

Le Pape invite les pèlerins de Fatima à ne pas délaisser le chapelet

sam, 14/10/2017 - 18:50
(RV)  « N’ayez jamais peur, Dieu est beaucoup plus bon que toutes nos misères, il nous aime beaucoup »  : ce sont quelques-unes des paroles que le Pape François a adressées aux pèlerins qui ont assisté ce vendredi 13 octobre 2017, à la célébration de clôture du centenaire des apparitions de la Vierge à Fatima, au Portugal. Le Pape s’est adressé en espagnol à la foule via un message vidéo sous-titré en portugais, retransmis sur des écrans géants le long du parcours de prière, dans le sanctuaire marial. Il a accordé sa bénédiction et transmis son salut à la foule, confiant qu’il portait encore aujourd’hui dans son cœur le souvenir de son voyage à Fatima. Il a recommandé aux pèlerins d’aller de l’avant, de ne jamais s’éloigner de la Mère, « comme un enfant qui est avec sa mère et qui se sent en sécurité »  : la Vierge « est notre sécurité » a-t-il affirmé. Il a enfin conseillé à son auditoire de ne jamais se séparer de son chapelet et de le réciter comme la Vierge nous l’a demandé.  (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...

Le Pape à la famille vincentienne : adorer, accueillir et aller

sam, 14/10/2017 - 17:16
(RV) Plus de onze mille personnes se sont retrouvées ce samedi 14 octobre place Saint-Pierre autour du Pape François pour fêter les 400 ans de la fondation Saint-Vincent-de-Paul , sur le thème « J’étais un étranger, et vous m’avez accueilli » (Mt 25,35). Dans un discours, le Pape a reconnu que saint Vincent-de-Paul avait créé « un élan de charité qui dure dans les siècles » et a voulu partager avec l’assistance une réflexion sur trois verbes, importants pour l’esprit vincentien mais aussi pour la vie chrétienne en générale : adorer, accueillir et aller. Xavier Sartre « La prière est la boussole de tous les jours, c’est comme un manuel de vie » , explique le Pape, précisant ce que prier signifie pour saint Vincent. Plus qu’un simple devoir ou « un ensemble de formule » , c’est « s’arrêter devant Dieu pour être avec lui, pour se consacrer simplement à lui » précise François. C’est bien le sens de l’adoration à laquelle on ne peut pas renoncer une fois découverte parce qu’elle « est pure intimité avec le Seigneur qui donne paix et joie et dissout les soucis de la vie » . « Qui adore, qui fréquente la source de la vie de l’amour, ne peut qu’en rester, pour ainsi dire, contaminé. Il commence à se comporter avec les autres comme le Seigneur fait avec lui : il devient plus miséricordieux, plus compréhensif, plus disponible, il dépasse ses propres rigidités et s’ouvre aux autres » a poursuivi le Pape. S'oublier pour aller vers l'autre Concernant le verbe « accueillir » , il signifie « redimensionner son propre moi, redresser son mode de penser, comprendre que la vie n’est plus ma propriété privée et que le temps ne m’appartient pas » , détaille le Pape. « C’est un lent détachement de tout ce qui est mien : mon temps, mon repos, mes droits, mes programmes, mon agenda. Qui accueille renonce à son moi et fait entrer dans sa vie le toi et le nous » . « Le chrétien accueillant est un vrai homme et femme d’Église » affirme ainsi le Pape. L’Église étant mère et accueillant donc la vie et l’accompagnant, et le fils, ressemblant à la mère, le chrétien possède ces traits caractéristiques de l’Église. Enfin, le Pape s’est  arrêté sur le dernier verbe : aller. « L’amour est dynamique, il sort de lui. Qui aime ne reste pas dans son fauteuil à regarder, à attendre la venue d’un monde meilleur, mais il se lève avec enthousiasme et simplicité et s’en va » , pour « enflammer le cœur des hommes, faisant ce que fit le Fils de Dieu » . Autant de choses que la famille vincentienne accomplit à travers le monde.  (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...

Le Pape rappelle que les défis actuels demandent la collaboration de tous

sam, 14/10/2017 - 17:15
(RV) « Les défis de notre temps demandent la collaboration de tous les hommes de bonne volonté, et en particulier, la prière et le sacrifice »  : c’est par ces mots que le Pape s’est adressé ce samedi 14 octobre 2017 aux membres de la Ligue de prière du bienheureux empereur Charles pour la paix entre les peuples à l’occasion de leur assemblée annuelle. Cette année, ces membres se réunissent dans le cadre du centenaire de l’initiative de paix entre les responsables politiques prise par le Pape Benoît XV et soutenue uniquement par le bienheureux empereur Charles, chef de l’empire d’Autriche-Hongrie, en pleine Première Guerre mondiale. Le Pape François est ainsi revenu sur les trois objectifs de la Ligue de prière : chercher et observer la volonté de Dieu, s’engager en faveur de la paix et de la justice, expier l’injustice de l’histoire. Ce furent « un motif récurrent dans la vie du bienheureux Charles en tant qu’homme d’État, mari et père de famille et comme fils de l’Église » , a-t-il confié. « Confiant en la volonté de Dieu, il a accepté la souffrance et a offert sa propre vie en sacrifice pour la paix, toujours soutenu par l’amour et par la foi de son épouse, la servante de Dieu Zita » , a-t-il poursuivi. Le message de la Ligue demeure bien d’actualité. C’est pourquoi le Pape a demandé aux membres de la Ligue de maintenir leur promesse « de prendre part, par la prière et l’engagement personnel, aux multiples efforts du Pape en faveur de la paix » . (XS) (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...

Le Pape exprime sa solidarité pour les victimes des incendies en Californie

ven, 13/10/2017 - 20:43
(RV) Le Pape François exprime sa solidarité pour les personnes frappées par les incendies dévastateurs en Californie. Dans un message signé par le cardinal-Secrétaire d’État Pietro Parolin, et dirigé aux archevêques de Los Angeles, Mgr José Horacio Gomez, et de San Francisco, Mgr Salvatore Cordileone, le Pape assure de ses prières, adressant en particulier ses pensées à ceux qui ont perdu des êtres chers, ou qui craignent pour leur vie de ceux qui sont encore portés disparus. Il encourage donc les autorités civiles et les secouristes qui portent assistance aux victimes de cette tragédie et adresse à tous sa bénédiction. Les incendies qui sont en train de frapper la Californie depuis dimanche dernier ont déjà causé la mort d’une trentaine de personnes, et 550 personnes sont portées disparues . Ce chiffre très élevé pourrait toutefois être lié à des problèmes de communication et de recensement d’habitants éventuellement absents lors des feux. 3500 bâtiments et 76 000 hectares de végétation ont déjà brûlé. La catastrophe risque encore de prendre de l’ampleur dans les heures à venir en raison des conditions météorologiques défavorables, qui mettent à rude épreuve les 8000 pompiers engagés dans cette guerre contre le feu. (CV)    (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...

Le Pape François reçoit une délégation des "Special Olympics"

ven, 13/10/2017 - 15:02
(RV) Le Pape François a reçu ce midi au Vatican les participants d’un tournoi de football organisé par les “Special Olympics”, une organisation fondée par les années 1960 par Eunice Shriver, une sœur de l’ancien président américain John Fitzgerald Kennedy, qui promeut la participation à des compétitions sportives de personnes ayant une déficience intellectuelle. «Vous êtes le symbole d’un sport qui ouvre les yeux et le cœur à la valeur et à la dignité des individus et de personnes qui, autrement, seraient objet de préjugés et d’exclusion» , leur a lancé le Pape. François, souvent très intéressé par les opportunité d’intégration offertes par le sport, les a invités à participer à la construction d’une «société plus fraternelle, dans laquelle les personnes puissent grandir et se développer, et réaliser pleinement leurs capacités» . Le Pape a rappelé que les parcours des sportifs «montrent comment la détermination et le caractère de certains peuvent être des motifs d’inspiration et d’encouragement pour de nombreuses personnes, dans tous les aspects de leur vie.» «May God bless you all» , «que Dieu vous bénisse» , a conclu le Pape en anglais, en les invitant à cultiver «l’amitié et la solidarité» . (CV)               (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...

Homélie du Pape François: la mondanité spirituelle est une tentation diabolique

ven, 13/10/2017 - 13:54
(RV) Seul le Christ crucifié nous sauvera des démons qui nous font «glisser lentement vers la mondanité» , en nous sauvant aussi de la «bêtise» et de la «séduction» . Le Pape François l’a martelé ce vendredi 13 octobre 2017 lors de la messe matinale à la Maison Sainte-Marthe, en réfléchissant sur l’Évangile du jour, tiré de saint Luc, dans lequel Jésus dit:  «si moi je chasse les démons avec le doigt de Dieu, c’est donc que le Règne de Dieu est venu jusqu’à vous» .  Le Pape a exhorté à l’examen de conscience et donc aux œuvres de charité, «celles qui coûtent» , mais qui «nous amèneront à être plus attentifs» et vigilants afin que ne viennent pas jusqu'à nous des personnages «fourbes» , qui sont justement les démons. Le Seigneur, a-t-il expliqué, «demande d’être vigilants» , pour ne pas entrer en tentation. Le chrétien est donc toujours «en veille, vigilant, il est attentif» , comme une «sentinelle». L’Évangile parle de la lutte entre Jésus et le démon. Jésus ne raconte pas une parabole, mais «dit une vérité»  : quand l’esprit impur «sort de l’homme» , il rôde dans des endroits déserts, en cherchant des appuis, et, n’en trouvant pas, il décide de retourner là où il était venu, là où habite l’homme libre. Alors le démon décide de prendre «sept autres esprits pires que lui» , de façon à ce que «la condition de cet homme» devienne «pire qu’auparavant» . Mais les démons, souvent, entrent «en sourdine» , sans trop se faire remarquer à première vue… «Ils commencent à faire partie de la vie. Avec leurs idées et leurs inspirations, ils aident cet homme à mieux vivre, et ils entrent dans la vie de l’homme, ils entrent dans son cœur, et de l’intérieur ils commencent à changer cet homme, mais tranquillement, sans faire de bruit. Ce mode est différent de la possession diabolique qui est forte : ceci, c’est un peu une possession diabolique "de salon", disons cela. Et ceci est ce que le diable fait lentement, dans notre vie, pour changer les critères, pour nous pousser vers la mondanité. Il s’immisce dans notre façon d’agir, et nous nous en rendons compte difficilement. Et ainsi, cet homme devient un homme mauvais, un homme oppressé par la mondanité. Et ceci est ce que veut le diable : la mondanité.» La mondanité, d’autre part, est «un pas en avant dans la possession du démon» , a ajouté François. C’est une «fascination» , une «séduction» . Parce que le diable est «le père de la séduction» . Et quand le démon entre dans nos vies d’une façon «suave et éduquée» , en prenant possession de nos attitudes, nos valeurs passent du service de Dieu au service de la mondanité, a expliqué le Pape François. C’est ainsi que l’on devient «des chrétiens tièdes, des chrétiens mondains» , avec un mélange, une «macédoine» , entre «l'esprit du monde et l’esprit de Dieu» . Tout ceci «éloigne du Seigneur» , a expliqué François, appelant à résister à ces tentations en faisant preuve de «vigilance» et de «calme» , sans «s’effrayer» . «Veiller signifie comprendre ce qui se passe dans mon cœur, cela signifie m’arrêter un peu, et examiner ma vie. "Je suis chrétien? J’éduque plus ou moins bien mes enfants ? Ma vie est chrétienne ou elle est mondaine? Et comment je peux comprendre cela?" Avec la même recette que pour saint Paul : regarder le Christ crucifié. La mondanité se détruit devant la croix du Seigneur. Et ceci est le sens du Crucifix devant nous : c’est n’est pas un ornement, c’est justement ce qui nous sauve de cette fascination, de ces séductions qui te mènent à la mondanité.» Le Pape a donc exhorté à nous demander si nous regardons le «Christ crucifié» , si nous faisons «le Chemin de Croix pour voir le prix du salut» , non seulement des péchés , «mais aussi de la mondanité» . François a insisté sur l’importance de l’examen de conscience et de la prière devant le Christ crucifié. «Et ensuite, cela fera du bien de se faire une fracture, mais pas aux os : une fracture aux attitudes confortables. Les œuvres de charité. "Moi je me sens bien, mais je ferai ceci, qui me coûte." Visiter un malade, donner une aide à quelqu’un qui en a besoin… je ne sais pas, une œuvre de charité. Et ceci rompt l’harmonie que cherche à faire ce démon, ces sept démons avec le chef, pour faire la mondanité spirituelle.» (CV) (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...

Condoléances du Pape pour les victimes d'un incendie dans une école du Brésil

jeu, 12/10/2017 - 20:42
(RV) Le Pape François exprime sa solidarité pour les victimes d’un incendie criminel dans une école de Janaùba, dans l’État du Minas Gerais, au Brésil. Dans un message adressé à l’évêque local, Mgr Ricardo Guerrino Brusati, le Pape se dit «consterné par la nouvelle de la terrible attaque incendiaire» qui a provoqué la mort d’une dizaine d’enfants. Le pyromane serait un surveillant de l’école. Les pensées du Pape vont en particulier à ceux qui  pleurent la mort de leurs enfants. François invoque du Seigneur le réconfort et la guérison des blessés, ainsi que la consolation de l’espérance chrétienne pour ceux qui ont été frappés par cette «tragédie absurde» . (CV) (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...

Messe à Sainte-Marie-Majeure: le Pape invite à prendre soin des chrétiens orientaux en diaspora

jeu, 12/10/2017 - 15:27
(RV) Il y a 100 ans, le 15 octobre 1917, le Pape Benoît XV créait l’Institut pontifical oriental. À l'occasion de ce centenaire, qui coïncide avec celui de la Congrégation pour les Églises orientales, le Pape s'est rendu sur place ce matin, avant de concélébrer une messe dans la basilique de Sainte-Marie-Majeure. S’appuyant sur les lectures du jour, le Saint-Père a invité dans son homélie les fidèles de ces Églises, encore persécutées aujourd’hui, à se confier à Dieu dans la prière. Rappelant le contexte de création de la Congrégation pour les Eglises orientales, pendant la Première guerre mondiale, le Saint-Père a d’abord réaffirmé que nous vivons aussi aujourd’hui une guerre mondiale «par morceaux» . Ce conflit touche les Chrétiens d’Orient, persécutés, provoquant une diaspora toujours plus grande. «Cela fait surgir tant de questions, tant de pourquoi ?» , souligne François. Il fait alors le parallèle avec la première lecture (Mal 3, 13-20a), où le peuple se demande pourquoi les méchants profitent de la vie et restent impunis. «Combien de fois nous aussi faisons cette expérience ?» , demande le Pape. Mais Dieu nous répond tous la même chose : «Dieu n’oublie pas ses fils, il se souvient des justes, de ceux qui souffrent, des oppressés qui se demandent “pourquoi?", et pourtant qui ne cessent pas d’avoir confiance dans le Seigneur.» La prière, un acte de confiance Le Saint-Père indique alors le moyen de se faire entendre de Dieu : la prière. Il préciser que prier est un acte de «confiance» dans l’écoute de Dieu, fort du «courage de la foi» , du «courage de toquer à la porte» . «Car quiconque demande reçoit; qui cherche trouve; et à qui frappe on ouvrira» , nous dit l’Évangile de Luc. Comme des parents veulent le bien de leurs enfants, Dieu répond à notre appel. En nous donnant de bonnes choses ? «Non, l’Évangile ne dit pas cela» , souligne le Pape. «Par la prière, l’homme frappe à la porte de Dieu pour lui demander une grâce. Et lui, qui est Père, nous donne encore plus : il envoie l’Esprit saint» . L’Esprit saint : «Voilà le vrai don du Père» , insiste le Pape. «Apprenons à toquer au cœur de Dieu» , courageusement, par la prière. «Ainsi votre engagement portera du fruit en son temps, et vous serez comme des arbres dont le feuillage ne sèche pas» , conclut le Pape. (SBL)   (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...

Mgr Fisichella explique l'évolution de la doctrine catholique sur la peine de mort

jeu, 12/10/2017 - 14:51
(RV) Entretien - « La condamnation à la peine de mort est une mesure inhumaine qui blesse la dignité personnelle. » Si dans le texte du Catéchisme, la peine de mort est admise en ultime recours et sous certaines conditions par l’Église, aujourd’hui, le Pape François la juge « inadmissible ». Le Saint-Père l’a réaffirmé ce 11 octobre 2017 à l’occasion du 25ème anniversaire du Catéchisme de l'Église catholique promulgué par Saint Jean-Paul II le 11 octobre 1992. Devant les participants à cette rencontre organisée par le Conseil pontifical pour la Promotion de la Nouvelle Évangélisation, François a aussi insisté sur la nécessité de faire évoluer la doctrine face aux nouveaux défis de notre monde actuel, tout en s’appuyant sur l’héritage du passé. Au micro de Blandine Hugonnet, Mgr Rino Fisichella, président du Conseil pontifical pour la Promotion de la Nouvelle Évangélisation revient sur le message du Pape lors de ce discours (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...

La lettre du Pape François pour le centenaire de l'Institut Pontifical Oriental

jeu, 12/10/2017 - 14:37
(RV) Le Pape François a adressé au cardinal Leonardo Sandri, préfet de la Congrégation pour les Églises orientales et grand-chancelier de l’Institut Pontifical Oriental, un message à l’occasion du centenaire de cet institut universitaire, fondé le 15 octobre 1917 par le Pape Benoît XV, qui avait voulu «attirer l’attention sur l’extraordinaire richesse des Églises orientales». Dans son message, François rappelle que l’idée de créer ce centre d’études remontait au Congrès eucharistique organisé à Jérusalem en 1893, durant lequel avait été émis cette idée, très audacieuse pour l’époque, de former, dans une même institution des prêtres de l’Église latine et des Églises orientales en communion avec Rome, mais aussi des orthodoxes. Dans son Motu Proprio Orientis catholici , du 15 octobre 1917, Benoît XV précisait que cet Institut permettrait une exposition conjointe et «dans une égale mesure» de la doctrine catholique et de la doctrine orthodoxe, une décision qui «plaçait la nouvelle institution dans un horizon que nous dire aujourd’hui éminemment œcuménique» , insiste le Pape François. Dans le contexte terrible de la Première Guerre mondiale, et alors que les anathèmes réciproques entre les Églises étaient loin d’être levées, cet appel avait une valeur prophétique. En 1922, sur une proposition du premier président de l’Institut, Ildefonso Schuster (futur archevêque de Milan et futur bienheureux), le Pape Pie XI en avait confié la direction à la Compagnie de Jésus. Cela fait donc 95 ans que les jésuites accompagnent la vie de l’Institut, qui s’est progressivement étoffé, notamment avec en 1971 la fondation de la Faculté de Droit Canonique oriental. En 1993, le titre de Grand-Chancelier fut transféré du préfet de la Congrégation pour l’Éducation catholique (qui garde toutefois une tutelle académique sur l’Institut) au préfet de la Congrégation pour les Églises orientales, enfin d’encourager une plus étroite collaboration entre ces deux organismes fondés en 1917. Le Pape invite maintenant à développer une pleine harmonie entre les activités de recherche de l’Institut et la dimension pastorale, dans la continuité des travaux développés tout au long du siècle écoulé, et de la participation importante des professeurs aux textes conciliaires Orientalium Ecclesiarum et Unitatis redintegratio , publiés en 1964, et au Code de droit canonique des Églises orientales, paru en 1990. Par ailleurs, «les temps dans lesquels nous vivons et les défis que la guerre et la haine posent aux racines même de la coexistence pacifique dans les terres martyrisées d’Orient» mettent l’Institut «au centre d’un carrefour providentiel» , précise le Pape. Il est appelé, à travers ses enseignements et ses publications, à «aider ces frères et sœurs à renforcer et consolider leur foi face aux terribles défis qu’ils doivent affronter» , et donc à «être le lieu propice pour favoriser la formation d’hommes et de femmes, de séminaristes, prêtres et laïcs, en mesure de rendre compte de l’espérance qui les anime et les soutient, et capable de collaborer avec la mission réconciliatrice du Christ» . Le Pape se réjouit de voir la confiance manifestée par les étudiants provenant du monde orthodoxe, qui sont de plus en plus nombreux à s’inscrire, contribuant à l’unité des chrétiens. Il s’agit aussi de promouvoir une meilleure connaissance des traditions orientales par les chrétiens d’Occident, dans un contexte de persécution sur lesquelles «personne ne peut fermer les yeux» , et qui amène de nombreux pays à accueillir une diaspora de plus en plus importante de fidèles des Églises orientales. La mission de l’Institut est donc double : il s’agit à la fois de «stimuler les futurs pasteurs à infuser dans les fidèles orientaux, partout où ils se trouvent, un amour profond pour leurs traditions et leur rite d’appartenance» , et, dans le même temps, de «sensibiliser les évêques des diocèses latins pour qu’ils prennent en charge les fidèles orientaux géographiquement dispersés, privés de leur hiérarchie propre, en assurant aux individus et aux familles une assistance spirituelle et humaine adéquate» . Invitant les membres de cette communauté académique à s’inspirer de la tradition ignacienne pour vivre un discernement équilibré entre les activités scientifiques et pastorales, François les appelle à vivre leur mission «en étudiant et en diffusant avec amour et honnêteté intellectuelle, avec rigueur scientifique et perspective pastorale les traditions des Églises orientales dans leur variété liturgique, théologique, artistique et canonique, en répondant toujours mieux aux attentes du monde d’aujourd’hui pour créer un futur de réconciliation et de paix» .  (CV) (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...

La peine de mort est inhumaine et inadmissible, réaffirme le Pape François

mer, 11/10/2017 - 21:43
(RV) « La condamnation à la peine de mort est une mesure inhumaine qui blesse la dignité personnelle ». Le Pape François s’est exprimé ce 11 octobre 2017 à l’occasion du 25ème anniversaire du Catéchisme de l’Église Catholique promulgué par Saint Jean-Paul II le 11 octobre 1992. Devant les participants à cette rencontre organisée par le Conseil Pontifical pour la Promotion de la Nouvelle Évangélisation dans la salle du Synode au Vatican, le Saint-Père a réaffirmé l’évolution de la position de l’Église sur la peine capitale: « la peine de mort est inadmissible car elle attente à l’inviolabilité de la personne ». « Le Catéchisme de l’Église Catholique est un instrument important », a d’abord rappelé le Pape François, puisque c’est lui qui expose « l’enseignement de toujours pour que grandisse la compréhension de la foi », mais aussi parce qu’il entend « s’adresser à nos contemporains, avec leurs questions à la fois diverses et nouvelles ». C’est le rôle même du Catéchisme de l’Église Catholique, poursuit François avec les mots de Saint Jean-Paul II: « qu’il aide à éclairer de la lumière de la foi les situations nouvelles et les problèmes qui ne s’étaient pas encore posés dans le passé », autrement dit, « enseigner la nouveauté, sans abandonner l’ancien ». La promulgation du Catéchisme de l’Église Catholique, trente ans après l’ouverture du Concile Vatican II, se devait en effet de respecter le désir de Saint Jean XXIII qui ouvrit ce Concile : « se tourner vers les temps présents » et « se mettre au travail qu’exige notre époque », tout en s’appuyant sur le passé et « poursuivant la route sur laquelle l'Église marche depuis près de vingt siècles ». « Garder » cet héritage et « poursuivre » le chemin, voilà l’objectif de l’Église résume le Pape François, « un but et une mission dont nous sommes responsables, pour annoncer de façon renouvelée et davantage exhaustive l’Évangile de toujours à nos contemporains ». Finalement, ce n’est pas une question de renouvellement du langage « pour exprimer la foi de toujours », mais bien une question de « nouveauté de l’Évangile du Christ, pas encore mise en lumière » que l’Église doit exposer de façon urgente et nécessaire face aux nouveaux défis et perspectives de l’humanité, estime le Pape. Ce n’est pas non plus une question de raison car « connaître Dieu, ce n’est pas d’abord un exercice théorique », mais c’est une question d’amour, de « désir inépuisable présent au cœur de chacun. C’est la connaissance qui vient de l’amour ». Voilà pourquoi le Catéchisme est à voir « à la lumière de l’amour, comme une expérience de connaissance, de confiance, et d’abandon au mystère ». La peine de mort est inadmissible L’amour comme fondation du Catéchisme de l’Église Catholique. C’est à partir de cette explication, que le Pape François a souhaité aborder le sujet de la peine de mort. « Un thème qui devrait trouver dans la Catéchisme de l’Église Catholique, un espace plus approprié et plus en adéquation avec cette finalité ». Car jusqu’à aujourd’hui, cette sentence n’était pas formellement exclue par l’Eglise. En effet, dans le Catéchisme de l’Église Catholique de 1992, il est stipulé : « L'enseignement traditionnel de l'Église n'exclut pas, quand l'identité et la responsabilité du coupable sont pleinement vérifiées, le recours à la peine de mort si celle-ci est l'unique moyen praticable pour protéger efficacement de l'injuste agresseur la vie des êtres humains » (Catéchisme de l’Église Catholique, IIIè partie. La vie dans le Christ - deuxième section. Les dix commandements - chapitre 2 "Tu aimeras ton prochain comme toi-même " - article 5. Le cinquième commandement - I. Le respect de la vie humaine - alinéa 2267). Le Pape François, dans ce discours, réaffirme ainsi l’évolution de la position de l’Église sur la peine capitale. Après Saint Jean-Paul II et Benoît XVI, François veut redire « avec force que la condamnation à la peine de mort est une mesure inhumaine qui blesse la dignité personnelle, quel que soit son mode opératoire ». Décider « de supprimer une vie humaine » est « inadmissible », « quelque puisse être la gravité de la faute commise » a répété avec fermeté le Saint-Père, car c’est une décision par elle-même contraire à l’Évangile. Seul Dieu peut se faire « le véritable juge et le garant » de cette vie sacrée, d’autant que pas même le meurtrier ne doit perdre sa dignité personnelle, « car Dieu est un Père qui attend toujours le retour du fils qui, conscient de ses erreurs, demande pardon et commence une nouvelle vie ». La peine capitale est « un remède extrême et inhumain » dicté « par une mentalité plus légaliste que chrétienne » qui faisait ainsi « disparaître le primat de la miséricorde sur la justice » a déploré le Saint-Père qui assume la responsabilité de ce passé. Mais aujourd’hui, « le développement harmonieux de la doctrine demande cependant d’abandonner des prises de position liées à des arguments qui apparaissent désormais réellement contraires à une nouvelle compréhension de la vérité chrétienne ». Car la Tradition de l’Église est une réalité dynamique, toujours vivante, qui progresse. « La Parole de Dieu ne peut être conservée dans la naphtaline comme s’il s’agissait d’une vieille couverture dont il faudrait éloigner les parasites ! » a lancé le Pape, qui appelle, non pas à changer la doctrine, mais à changer de lecture sur la doctrine, en adoptant une « religieuse écoute » de l’Église d’aujourd’hui pour la faire avancer. (BH)   Texte intégral du discours du Pape François pour le 25ème anniversaire du Catéchisme de l’Eglise Catholique - 11 octobre 2017 "Messieurs les Cardinaux, chers frères dans l’Épiscopat et dans le Sacerdoce, frères et sœurs,  je vous salue cordialement et je remercie Mgr Fisichella pour les aimables paroles qu’il m’a adressées. Le vingt-cinquième anniversaire de la Constitution apostolique Fidei depositum, par laquelle saint Jean-Paul II promulguait le Catéchisme de l’Eglise Catholique, trente ans après l’ouverture du Concile Oecuménique Vatican II, constitue une heureuse occasion de voir le chemin parcouru depuis. Si saint Jean XXIII avait désiré et voulu le Concile, ce n’était pas d’abord pour condamner des erreurs, mais surtout pour donner à l’Eglise d’exposer la beauté de sa foi en Jésus-Christ à travers un langage renouvelé. « Il est nécessaire, affirmait le Pape dans son Discours d’ouverture, avant tout que l'Eglise ne détourne jamais son regard de l'héritage sacré de vérité qu'elle a reçu des anciens. Mais il faut aussi qu'elle se tourne vers les temps présents, qui entraînent de nouvelles situations, de nouvelles formes de vie et ouvrent de nouvelles voies à l'apostolat catholique » (11 octobre 1962). « Cependant, poursuivait le Souverain Pontife, ce précieux trésor nous ne devons pas seulement le garder comme si nous n'étions préoccupés que du passé, mais nous devons nous mettre joyeusement, sans crainte, au travail qu'exige notre époque, en poursuivant la route sur laquelle l'Eglise marche depuis près de vingt siècles. » (ibid.).          « Garder » et « poursuivre », c’est l’objectif de l’Eglise de par sa nature même, de telle sorte que la vérité de l’annonce de l’Evangile par Jésus atteigne sa plénitude jusqu’à la fin des siècles. C’est cela la grâce qui a été accordée au Peuple de Dieu, mais c’est aussi un but et une mission dont nous sommes responsables, pour annoncer de façon renouvelée et davantage exhaustive l’Evangile de toujours à nos contemporains. C’est dans la joie que donne l’espérance chrétienne, et forts de la « médecine de la miséricorde » (ibid.), que nous allons vers les hommes et les femmes de notre temps pour qu’ils découvrent l’inépuisable richesse contenue dans la personne de Jésus-Christ.          En présentant le Catéchisme de l’Eglise Catholique, saint Jean-Paul II affirmait qu’il « doit tenir compte des explications de la doctrine que le Saint-Esprit a suggérées à l’Église au cours des temps. Il faut aussi qu’il aide à éclairer de la lumière de la foi les situations nouvelles et les problèmes qui ne s’étaient pas encore posés dans le passé » (Const. ap. Fidei depositum, n. 3). Ce Catéchisme est donc un instrument important, non seulement pour exposer aux croyants l’enseignement de toujours pour que grandisse la compréhension de la foi, mais aussi et surtout, parce qu’il entend s’adresser à nos contemporains, avec leurs questions à la fois diverses et nouvelles. C’est ainsi que l’Eglise s’engage à exposer la foi en tant que réponse significative pour l’existence humaine, dans le moment particulier de l’histoire que nous vivons. Il ne suffit donc pas de trouver un langage nouveau pour exprimer la foi de toujours. Face aux nouveaux défis et perspectives ouvertes devant l’humanité, il est nécessaire et urgent que l’Eglise expose la nouveauté de l’Evangile du Christ, contenue dans la Parole de Dieu, mais pas encore mise en lumière. C’est ce trésor, fait « de neuf et de l’ancien » dont parlait Jésus quand il apprenait à ses disciples à enseigner la nouveauté qui émanait de lui, sans abandonner l’ancien (cf. Mt 13, 52).          L’évangéliste Jean présente une des plus belles pages de son Evangile quand il rapporte ce que l’on appelle la « prière sacerdotale » de Jésus. Avant d’affronter la Passion et la mort, Il s’adresse au Père, exprimant son obéissance quant à l’accomplissement de la mission reçue. Ses paroles sont un hymne à l’amour, et la demande que ses disciples soient gardés et protégés (cf. Jn 17,12-15). En même temps, Jésus prie pour ceux qui, à l’avenir, croiront en Lui grâce à la prédication de ses disciples, pour qu’ils soient eux aussi rassemblés et gardés dans l’unité  (cf. Jn 17, 20-23). L’expression « La vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ » (Jn 17, 3) exprime le sommet de la mission de Jésus. Nous le savons bien, connaître Dieu, ce n’est pas d’abord un exercice théorique de la raison humaine, mais un désir inépuisable présent au cœur de chacun. C’est la connaissance qui vient de l’amour, parce que l’on a rencontré le Fils de Dieu sur notre route (cf. Enc. Lumen fidei, n. 28). Jésus de Nazareth marche à nos côtés pour nous introduire, par sa parole et les signes accomplis, dans le mystère profond de l’amour du Père. Cette connaissance se fortifie de jour en jour, à travers la certitude de foi d’être aimé, et d’être ainsi intégré dans un dessein riche de sens. Celui qui aime veut connaître toujours davantage la personne aimée pour y découvrir la richesse cachée et qui, chaque jour, se donne à voir comme une réalité toujours nouvelle.          C’est pourquoi notre Catéchisme est à voir à la lumière de l’amour, comme une expérience de connaissance, de confiance, et d’abandon au mystère. Pour déterminer sa propre structure, le Catéchisme de l’Eglise Catholique reprend le texte du Catéchisme Romain. Il le fait en le proposant comme clé de lecture et de mise en application : « Toute la finalité de la doctrine et de l’enseignement doit être placée dans l’amour qui ne finit pas. Car on peut bien exposer ce qu’il faut croire, espérer ou faire ; mais surtout on doit toujours faire apparaître l’Amour de Notre Seigneur afin que chacun comprenne que tout acte de vertu parfaitement chrétien n’a pas d’autre origine que l’Amour et pas d’autre terme que l’Amour » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n. 25).          Partant de là, j’aimerais évoquer un thème qui devrait trouver dans la Catéchisme de l’Eglise Catholique, un espace plus approprié et plus en adéquation avec cette finalité. Je pense à la peine de mort. Ce problème ne peut pas être résolu au moyen  d’un simple rappel de l’enseignement historique, sans faire apparaître, non seulement l’avancée de la doctrine chez les derniers Pontifes, mais également l’évolution dans la conscience du peuple chrétien,  qui s’éloigne d’une attitude consentante à l’égard d’une peine qui lèse lourdement la dignité humaine. On doit affirmer avec force que la condamnation à la peine de mort est une mesure inhumaine qui blesse la dignité personnelle, quel que soit son mode opératoire. En décidant volontairement de supprimer une vie humaine, toujours sacrée aux yeux du Créateur et dont Dieu est en dernière analyse le véritable juge et le garant, elle est par elle-même contraire à l’Evangile.  Jamais, aucun homme « pas même le meurtrier ne perd sa dignité personnelle » (Lettre au Président de la Commission Internationale contre la peine de mort, 20 mars 2015), car Dieu est un Père qui attend toujours le retour du fils qui, conscient de ses erreurs, demande pardon et commence une nouvelle vie. Ce n’est donc à personne que peut être enlevée non seulement la vie, mais la possibilité d’un remords moral et existentiel, qui le réintègre dans la communauté.          Dans les époques antérieures, face à la pauvreté des possibilités de défense, et quand la maturité sociale n’était pas encore pleinement développée, le recours à la peine de mort apparaissait comme la conséquence logique dans l’application de la justice à respecter. Malheureusement, même dans les Etats Pontificaux, on a eu recours à ce remède extrême et inhumain, faisant ainsi disparaître le primat de la miséricorde sur la justice. Nous assumons la responsabilité du passé, et nous reconnaissons que ces moyens étaient dictés par une mentalité plus légaliste que chrétienne. Le désir de garder entiers les pouvoirs et les biens matériels avait amené à surestimer la valeur de la loi, empêchant ainsi d’aller plus en profondeur dans la compréhension de l’Evangile. Aujourd’hui cependant, rester neutre face aux nouvelles exigences liées à la réaffirmation de la dignité personnelle, nous rendrait davantage coupables.          Il n’y a pas ici de contradiction avec l’enseignement du passé : la défense de la dignité de la vie humaine du premier instant de la conception jusqu’à la mort naturelle, a toujours été portée, dans l’enseignement de l’Eglise, par une voix cohérente et autorisée. Le développement harmonieux de la doctrine demande cependant d’abandonner des prises de position liées à des arguments qui apparaissent désormais réellement contraires à une nouvelle compréhension de la vérité chrétienne. C’est d’ailleurs ce que rappelait déjà saint Vincent de Lérins : « Mais peut-être dira-t-on : 'N'y aura-t-il alors, dans l’Église du Christ, aucun progrès de la religion ? - Certes, il faut qu'il y en ait un, et considérable ! Qui serait assez ennemi de l'humanité, assez hostile à Dieu, pour essayer de s'y opposer ? » (Commonitorium, 23.1: PL 50). Il faut donc répéter que, quelque puisse être la gravité de la faute commise, la peine de mort est inadmissible car elle attente à l’inviolabilité et à la dignité de la personne.          « L’Église perpétue dans sa doctrine, sa vie et son culte et elle transmet à chaque génération, tout ce qu’elle est elle-même, tout ce qu’elle croit. » (Conc. OEcum. Vat. II, Const. dogm. Dei Verbum, n. 8). Les Pères du Concile ne pouvaient pas trouver une expression synthétique plus heureuse pour exprimer la nature et la mission de l’Eglise. Ce n’est pas seulement dans la « doctrine », mais également dans la « vie » et le « culte » que les croyants peuvent devenir Peuple de Dieu. A partir de cela, la Constitution dogmatique sur le Révélation divine exprime la dynamique interne au processus : « Cette Tradition progresse  (…) s’accroît, (…) tend constamment vers la plénitude de la divine vérité, jusqu’à ce que soient accomplies en elle les paroles de Dieu » (ibid.). La Tradition est une réalité vivante et seule une vision partielle peut penser le « dépôt de la foi » comme quelque chose de statique. La Parole de Dieu ne peut être conservée dans la naphtaline comme s’il s’agissait d’une vieille couverture dont il faudrait éloigner les parasites ! Non. La Parole de Dieu est une réalité dynamique, toujours vivante, qui progresse et croît vers un accomplissement que les hommes ne peuvent entraver.  Cette loi du progrès, selon l’heureuse formule de saint Vincent de Lérins : « annis consolidetur, dilatetur tempore, sublimetur aetate» (Commonitorium, 23.9: PL 50), appartient à la condition particulière de la vérité révélée telle qu’elle est transmise par l’Eglise, et ne signifie absolument pas un changement de doctrine.          On ne peut garder la doctrine sans la faire avancer. On ne peut davantage l’enfermer dans une lecture rigide et immuable, si ce n’est en méprisant l’action de l’Esprit Saint. « À bien des reprises et de bien des manières, Dieu, dans le passé, a parlé à nos pères par les prophètes » (He 1,1), Il « ne cesse de converser avec l’Épouse de son Fils bien-aimé » (Dei Verbum, n. 8). C’est cette parole qu’il nous faut faire nôtre dans une attitude de « religieuse écoute » (ibid., n. 1), pour que notre Eglise avance avec l’enthousiasme des origines, vers les horizons nouveaux où le Seigneur nous appelle.          Je vous remercie pour cette rencontre et pour votre travail, et je vous bénis de tout cœur. (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...

François et Jean XXIII, une filiation réformatrice pour une Église au service des pauvres

mer, 11/10/2017 - 20:59
(RV) Ce 11 octobre, l’Église fête saint Jean XXIII. La date de la mémoire liturgique ne se réfère pas à celle de son décès, comme c’est souvent le cas pour les saints, mais à la date d’ouverture du Concile Vatican II, qu’il avait convoqué. Le Pape François lui a dédié son tweet d’aujourd’hui :  «Comme saint Jean XXIII, que nous célébrons aujourd'hui, témoignons dans l'Église et au monde de la bonté de Dieu et de sa miséricorde.» Le Pape Angelo Roncalli est entré dans l’histoire comme le Pape qui a eu le courage, en suivant l’inspiration de l’Esprit Saint, de convoquer le Concile Vatican II, un évènement qui a donné un visage nouveau à toute l’Église catholique. La préparation avait duré 44 mois, presque aussi longtemps que le temps du Concile lui-même, mobilisant tous les évêques du monde dans un travail intense, qui les avait responsabilisé et poussé à la collaboration, ce qui était inédit à une échelle mondiale si vaste. Beaucoup ont vu dans la bonhommie et la simplicité du Pape François des analogies avec Jean XXIII, qui occupait le Siège de Pierre losque Jorge Mario Bergoglio est entré dans la Compagnie de Jésus, et dont la canonisation fut l’un des premiers actes majeurs du pontificat de François. Le père Carlos Maria Galli, doyen de la faculté de théologie de l’Université catholique d’Argentine, partage ce regard. «Je crois que le Pape Jean et le Pape François reflètent la tendresse de Dieu» , a-t-il expliqué à nos collègues du service latino-américain. «Tous les deux, au début du pontificat, ils ont montré l’amour de Dieu, un Dieu qui est riche de miséricorde. Jean XXIII, à Noël 1958, a visité la prison romaine de Regina Coeli ; le Pape l’a visitée lors du Jeudi Saint de 2013.» «En 1962, au début du Concile Vatican II, le Pape Jean a invité à utiliser la médecine de la miséricorde et à abandonner le bâton de la sévérité. En 2013, durant son premier Angélus, le Pape François avait proclamé que Dieu est miséricorde, et qu’il ne se fatigue pas de pardonner.» Troisième exemple cité par le père Galli: «Dans un message diffusé par la radio au début du Concile Vatican II, le Pape Jean a affirmé que l’Église devait être l’Église de tous, mais surtout l’Église des pauvres. Nous, nous savons que le Pape François a exprimé son désir d’une Église pauvre et pour les pauvres. » Le père Galli situent donc les Papes Jean et François dans une même filiation, celle d’une volonté réformatrice qui puisse aider l’Église à apporter à tous les peuples le témoignage de la tendresse de Dieu.» (CV) (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...

Audience générale du Pape François: il faut se tenir prêt pour rencontrer le Seigneur

mer, 11/10/2017 - 14:20
(RV) Lors de l’audience générale de ce mercredi matin, sur la Place Saint-Pierre, le Pape François a poursuivi son parcours catéchétique sur l’espérance. Pour la 36e étape, le Pape s’est arrêté ce matin sur la notion «d’attente vigilante» . Le compte rendu de Cyprien Viet. «Le thème de la vigilance est un des fils conducteurs du Nouveau Testament» , a rappelé le Pape François. À plusieurs reprises dans les Évangiles, Jésus avertit ses disciples et les invite à se tenir prêts pour le retour du Maître. Avec cet appel pour une «responsabilité» assumée avec amour, Jésus nous interpelle dans notre quotidien. «Chaque matin est une page blanche que le chrétien commence à écrire avec des œuvres de bien» , a insisté François. «Nous sommes déjà sauvés par la Rédemption de Jésus, mais maintenant nous attendons la pleine manifestation de sa seigneurie : quand finalement Dieu sera tout en tous.» Nous devons vivre dans l’attente de cette étreinte qui sera une «grande joie» . Le chrétien «n’est donc pas fait pour l’ennui» mais «pour la patience» , a rappelé le Saint-Père. Malgré la monotonie apparente de leur quotidien, «il y a des personnes qui avec la persévérance de leur amour deviennent comme des puits qui irriguent le désert» . Les nuits les plus obscures sont toujours suivies par l’aurore. Même quand nous sommes saisis par l’épuisement et le découragement, la «douce et puissance mémoire du Christ» doit éloigner de nous la tentation de penser que notre vie est ratée. La résignation n’est pas une attitude chrétienne, et le chrétien doit prendre des risques, apporter aux autres «le bien que Jésus nous a donnés comme un trésor» , même si cela porte atteinte à sa paix personnelle et à son confort. C’est cet effort de disponibilité qui permettra au Seigneur de venir nous guérir et nous relever. L'appel à prier le Rosaire pour la paix Et au terme de l’audience, le Pape s’est exprimé au sujet du centenaire des dernières apparitions mariales à Fatima. Ce 13 octobre sera en effet commémoré le "miracle du soleil", un phénomène céleste dont 70 000 personnes auraient été témoins le 13 octobre 1917. Le Pape François, qui s’était rendu sur place au Portugal en mai dernier, en a profité pour inviter à prier tout au long du mois d’octobre le Saint Rosaire «à l’intention de la paix dans le monde» . «Que la prière puisse faire bouger les âmes les plus rétives, afin qu’elles bannissent la violence de leur cœur, de leurs paroles et de leurs gestes, et construisent des communautés non-violentes qui prennent soin de la maison commune. Rien n’est impossible si nous nous adressons à Dieu dans la prière. Que tous puissent être artisans de paix» , a exhorté le Pape, en reprenant les termes de son message du 1er janvier dernier sur la non-violence. Par ailleurs, François a également rappelé que ce 13 octobre sera aussi la Journée internationale pour la réduction des catastrophes naturelles. Il en a profité pour renouveler son appel à protéger l’environnement. «J’encourage les institutions et ceux qui ont une responsabilité publique et sociale à promouvoir toujours plus une culture qui ait comme objectif la réduction de l’exposition aux risques» , en particulier pour «les populations les plus vulnérables» , a insisté le Saint-Père. (CV)     (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...

Le programme du voyage du Pape en Birmanie et au Bangladesh

mar, 10/10/2017 - 13:37
(RV) Le programme du prochain voyage du Pape François, qui effectuera une tournée asiatique du 26 novembre au 2 décembre prochains, a été publié ce mardi matin. Le Pape visitera deux nations, l’une à majorité bouddhiste, la Birmanie, une autre à majorité musulmane, le Bangladesh. Le Pape quittera Rome le dimanche 26 novembre à 21h40 et atterrira le lendemain à Rangoon à 13h30 heure locale. Ses premiers engagements officiels auront lieu le mardi 28 novembre : François fera un aller-retour dans la capitale de la Birmanie, Naypiydaw, pour y rencontrer les autorités politiques, notamment la conseillère d’État et ministre des Affaires étrangères Aung San Suu Kyi. Il prononcera un discours devant les autorités, la société civile et le corps diplomatique au centre de convention internationale. Le mercredi 29 novembre, le Pape célèbrera une messe dans un stade de Rangoon, avant de rencontrer dans l’après-midi le Conseil suprême Sangha des moines bouddhistes, puis les évêques de Birmanie. Dernière étape birmane dans la matinée du jeudi 30 novembre, avec une messe pour les jeunes dans la cathédrale Sainte-Marie de Rangoon. Le Pape s’envolera ensuite pour le Bangladesh voisin, il atterrira à Dacca vers 15h. Ses premières heures seront consacrées aux étapes politiques, avec un passage au mémorial des martyrs de l’indépendance, obtenue en 1971, puis le passage au Palais présidentiel, où il sera reçu par le chef de l’État avant un discours aux autorités. Le vendredi 1er décembre, il célèbrera la messe dans un parc de la capitale, où il procèdera à des ordinations sacerdotales. L’après-midi, après avoir reçu la Première ministre Sheikh Hassina à la nonciature, il visitera la cathédrale de Dacca, avant une entretien avec les évêques du Bangladesh dans une maison de prêtres âgés, puis une rencontre interreligieuse et œcuménique pour la paix dans les jardins de l’archevêché. Enfin dernière journée le samedi 2 décembre, avec une visite le matin dans  une maison tenue par les missionnaires de la charité, puis une rencontre avec les prêtres, religieux et séminaristes en l’église du Saint-Rosaire. Le Pape se rendra également dans le cimetière de la paroisse. Enfin, il rencontrera les jeunes dans l’après-midi au collège Notre-Dame de Dacca, avant de reprendre un avion pour Rome, où il sera de retour vers 23h. (CV) (Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)...

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